Il est 10 h 05 lorsque Noël Couëdel nous reçoit. Cheveux poivre et sel, sourire franc et regard vif. Le tout nouveau président du Festival interceltique de Lorient s’excuse d’avance : il ne pourra nous accorder qu’une heure, pris par d’autres engagements. Qu’à cela ne tienne ! Nous entrerons donc tout de suite dans le vif du sujet. Accompagné de Bernard Le Meur, vice président du festival et Claude Lasbleiz, chargé des relations avec les VIP, Noël Couëdel se prête de bon coeur au jeu des questions et réponses.
Comment s’est fait le choix des artistes et groupes présents au festival ?
Dans la programmation on cherche à allier tradition et modernité. En fait, il n’y a pas de star. C’est plutôt l’inverse : le festival crée ses propres vedettes. Le choix des artistes prend beaucoup de temps. C’est Lisardo Lombardia, le directeur du Festival interceltique, qui fait ce travail. Ce n’est pas facile. Parfois il faut suivre les artistes pendant des mois, se déplacer pour assister à leurs concerts.
Quel est le budget du festival ?
Notre budget est de 4,5 million d’euros. Nous sommes financés de trois manières : les subventions publiques, les partenaires privés (plus de 200) et nos propres recettes, provenant d’environ 140 000 d’entrées payantes, sur 600 000 festivaliers. Mais le Festival doit faire face à une très forte diminution des subventions du ministère de la Culture.
Comment se présente cette 38e édition ?
On attend autant de visiteurs que l’année précédente, dont un tiers nous est apporté par les médias qui parlent de nous. Cette année s’annonce comme un succès. Ceci dit, il faut rester humble.
A chaque fois c’est un nouveau défi pour le plus grand festival celtique au monde. Cette année, le pays de Galles est à l’honneur. Lorsqu’on parle du Pays de Galles, on pense généralement aux chœurs gallois, mais la culture galloise, ce n’est pas que cela. Le Festival s’élargit aussi à la danse bien sûr mais aussi à l’art contemporain, aux activités sportives, aux expositions littéraires et artisanales…










