Archive pour août 5, 2008

Au cours de danse…

Malgré les mêmes pas de danse est-on différent?

En marge du festival, des cours de danses sont organisés. Objectif : apprendre aux néophytes comment exécuter quelques pas. Début des cours avec les danses bretonnes. Très vite sur la piste je retrouve mes repères. J’ai droit à une vidéo gratuite. La demoiselle qui m’avait filmé me dira qu’elle avait apprécié notre duo. Voilà pourquoi elle nous avait filmé. Comme si il était étrange qu’un Noir apprenne à danser breton. Une fois de plus, je suis le seul noir sur la piste à apprendre la danse. Une dame de ma couleur nous observait. Au fait, j’ai eu la même réaction à Kinshasa, le jour où j’ai vu un blanc danser le « ndombolo » congolais.

Jacques MATAND, RD Congo

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Entrer dans la ronde !

Jacques le Congolais a dansé breton
Bspace Bretagne, danse bretonne

Espace Bretagne, danse bretonne

Au quatrième jour du 38e festival interceltique, l’espace Bretagne a vibré au rythme de sa musique.
Sur le podium, le groupe Arvest se produit. Quatre personnes sur scène pour un bonheur débordant. Des centaines de personnes sur la piste de danse pour faire des rondes de Loudéac, des gavottes, des cercles circassiens et tant d’autres. Je ne tiens plus sur mes jambes. J’observe ceux qui dansent et compte leurs pas en fonction de la musique. Au Congo dans la danse, le comptage n’existe pas, ce sont les mouvements qui importent. Et lorsqu’on danse, l’idéal est de danser comme les artistes dans leurs clips. Sur la piste, je crois être confondu aux autres danseurs, parce que dans une certaine mesure nous lançons les même pas.
Je croise des regards. Certains sont stupéfaits, d’autres restent discrets. On y va pour la ronde et la gavotte. Une dame ne se retient pas et demande : « Vous avez appris à danser où ? Vous avez suivi des cours de danse ? ». Je lui dis que mes premières leçons de danse bretonne n’ont qu’une dizaine de minutes. Elle continue, « Mais les Noirs ont le rythme dans le sang. Si tu veux apprendre, viens demain salle Carnot, il y a des cours de danse. ».
J’accepte le rendez-vous, par curiosité et pour la découverte.
Que dirait ma mère si elle apprenait que je fréquentais une école de danse ?
Dans mon pays, pas moins d’une dizaine de danses voient le jour chaque année. Et je les connais toutes, sans avoir suivi des cours.

Et voilà Jacques Matand au pays des Celtes ! Et là, il faut danser comme eux.
Les uns m’accordent leur attention, me parlent et cherchent à savoir d’où je viens. Les autres m’encouragent lorsque je m’arrête sur la piste pendant que les pas changent.

C’est là que j’ai senti la couleur de ma peau. Elle est noire. Elle se distingue sur cette piste pleine des peaux blanches. Nous sommes différents. Mais nous dansons les mêmes danses.

Jacques MATAND, RD Congo

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Gastronomie ? Une tonne de kebab par jour !

Que mange-t-on au FIL?
Du poisson ?
De la pomme de terre ?
De l’agneau ?
Non, rien de tout ça… Au FIL on mange des kebabs !
Au centre-ville de Lorient, on trouve douze stands différents où on vend des kebabs. Dans chaque stand, deux broches de kebabs. L’une de poulet et l’autre de bœuf. Chacune pèse 40 kilos. Selon les personnes qui travaillent dans les stands, chaque jour au moins deux broches de kebabs, soit 80 kilos de kebabs, sont vendues. Au FIL, on avale donc 960 kg de kebabs chaque jour. Environ une tonne !
Et pourquoi les gens préfèrent-ils les kebabs ? Quand on s’approche les longues queues devant les stands de kebab, on entend les gens discuter du type de sauce qu’ils préfèrent, du type du pain qu’ils veulent… Leurs réponses à la question « Pourquoi préférez-vous les kebabs » sont tout les mêmes : « C’est bon, pas cher… Et puis on est ici pour la musique et pas pour la bouffe » !

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Après une semaine gourmande, un peu de sport

Après des repas copieux, place au sport

Après des repas copieux, place au sport

Il faut être honnête. Le Festival interceltique de Lorient, ne se résume pas à des spectacles de danses bretonnes ni à des défilés. Le festival, ce sont également dix jours gourmands. Les festivaliers auront eu l’occasion de profiter de repas copieux proposés par les pavillons du Pays de Galle, de la Galice ou encore de la Bretagne. Et, n’oublions pas les quelques verres de bière et de cidre. Pourquoi ne pas faire une petite course sur dix miles (16,09 km) pour retrouver sa ligne ? Une course à pied accessible aux amateurs et amatrices. Les adeptes de ce sport pourront s’inscrire pour 8 € jusqu’à dimanche matin. Le départ sera donné au Palais des Congrès à 9 h 30. Pour ceux qui auraient peur de se sentir un peu seuls, qu’ils soient rassurés : Hubert Le Palabe, chargé de l’organisation de la course, attend pour le moment 500 participants.

Navina KADEN, Allemagne.

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Pendant le festival, les restaurants se régalent

Dix jours de festival, 700 000 personnes… A Lorient, ce sont sans doute les bars et les restaurants qui en profitent le plus. Selon les officiels du festival, ils font l’équivalent de trois mois de recettes en dix jours. Les patrons nous le confirment.
Tenons, le Hue, Cocotte. M. Bichelot, gérant du restaurant situé rue Jules-Ferry, explique qu’un jour ordinaire, 50 personnes mangent à Hue, Cocotte. « Durant le FIL, on sert à peu près 250 couverts et plus de 500 verres ! » explique-t-il. Pendant le festival son revenu est multiplié par… dix ! Avec un sourire, M. Bichelot hésite à déclarer le revenu du restaurant. Il consent quand même à nous dire que le ticket moyen à Hue, Cocotte est de 16€. Un calcul simple nous montre que le restaurant fait un chiffre d’affaire d’au moins 5 000 euros par jour pendant le festival.
Les autres établissements se frottent aussi les mains. PAM PAM, un bar du centre-ville, travaille avec treize serveurs au lieu des deux qu’il emploie durant l’année. Le patron nous explique qu’ils font deux mois de chiffre d’affaires en dix jours. « On travaille beaucoup, on gagne beaucoup », dit-il.
Même McDonald’s, qui n’a « aucun problème financier », accueille quatre fois plus de personnes durant cette période. Delphine Jubin, la directrice du restaurant, explique que 2 500 à 3 000 personnes passent par le fast-food chaque jour. Ses horaires d’ouverture ont même changé : il ouvre de 7 h à 3 h du matin, au lieu de 8 h à 1 h. « On ferme parce qu’il le faut. Sinon, il y aurait du monde jusqu’aux premières lueurs du jour, explique-t-elle. C’est surtout tard la nuit que les festivaliers viennent casser la croûte ».
Par contre, certains patrons trouvent l’estimation de « trois mois de recettes en dix jours » un peu exagérée. A l’Inside Café par exemple, le patron nous explique que même s’il a plus de travail que jamais, il ne fait pas deux ou trois fois la recette habituelle. Au Saveur Sushi, le patron n’est pas trop heureux non plus, mais pour des raisons différentes : « On n’aime pas le festival, dit-il en souriant. Du moins professionnellement ! ». C’est compréhensible : au FIL, le kebab est moins cher et les repas traditionnels sont plus intéressants. « On vend moins que la semaine dernière mais je comprends », lâche-t-il blasé.
Pinar Ersoy, Turquie – Malika Groga, Côte d’Ivoire

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Au Moustoir, sous la pluie, la folle nuit des bénévoles

Dans un quart d’heure, la “Nuit magique” No2 doit commencer. Mais la pluie ne cesse pas de tomber sur le stade du Moustoir depuis le matin. Plus d’une centaine de bénévoles veillent à les tous coins du stade, à la porte, dans les coulisses etc. Quelques-uns, sous la pluie, guident les festivaliers à leurs places, contrôlent les billets, accompagnent les groupes d’artistes.

Suivez un bénévole pour savoir comment sa journée se passe avec son équipe! Professeur de maths, Yann Bertrand vient de Paris. Depuis huit ans, il profite de son temps libre pour être bénévole au festival.

L’équipe de Yann se réunit pour revoir l’entrée des groupes d’artistes au spectacle du soir. Pendant dix jours au festival, Yann et des autres bénévoles n’ont qu’environ six heures de repos. Leur journée de travail ne se termine pas avant deux heures du matin. “Pourtant ça ne me dérange pas. Je suis très content d’être bénévole ici. Je suis disponile pour tout”, dit Yann.

15 h, à la cafétariat du lycée : L’équipe de Yann se réunit pour revoir l’entrée des groupes d’artistes au spectacle du soir. Pendant dix jours au festival, Yann et des autres bénévoles n’ont qu’environ six heures de repos. Leur journée de travail ne se termine pas avant deux heures du matin. “Pourtant ça ne me dérange pas. Je suis très content d’être bénévole ici. Je suis disponbile pour tout”, dit Yann.

Yann et les deux membres du groupe, Bertrand Renau et Delphine Stéphan, doivent se présenter au stade. Ils ont une petite réunion avec le responsable de l’équipe, Jean François Oyaux, et les groupes d’artistes. Tout doit être bien préparé avant le spectacle.

16 h, au stade du Moustoir : Yann et les deux membres du groupe, Bertrand Renau et Delphine Stéphan, doivent se présenter au stade. Ils ont une petite réunion avec le responsable de l’équipe, Jean François Oyaux, et les groupes d’artistes. Tout doit être bien préparé avant le spectacle.

La femme de Yann, Isabelle Myol, est déjà au stade. Elle est aussi bénévole au festival depuis dix ans. Elle est responsable d’interprètes. Ils attendent leur premier bébé. “Notre bébé est aussi bénévole à ce festival!”, dit elle avec la joie d’un future mère en se caressant le ventre.

La femme de Yann, Isabelle Myol, est déjà au stade. Elle est aussi bénévole au festival depuis dix ans. Elle est responsable d’interprètes. Ils attendent leur premier bébé. “Notre bébé est aussi bénévole à ce festival!”, dit elle avec la joie d’un future mère en se caressant le ventre.

Au festival de cette année, Yann participe à l’équipe sur le terrain et aide des étudiants de l’ESJ de Lille pendant leurs dix jours à Lorient. “Avant l’arrivée des étudiants étrangers de Lille, ma femme, Isabelle, m’a demandé si jétais disponible pour eux. J’ai dit “oui” tout de suite”.

Au festival de cette année, Yann participe à l’équipe sur le terrain et aide des étudiants de l’ESJ de Lille pendant leurs dix jours à Lorient. “Avant l’arrivée des étudiants étrangers de Lille, ma femme, Isabelle, m’a demandé si jétais disponible pour eux. J’ai dit “oui” tout de suite”.

Jean François Oyaux, responsable sur le terrain, a travaillé comme bénévole. Il est maintenant salarié au festival.

Jean François Oyaux, responsable sur le terrain, travaille comme bénévole.

La femme de Jean François Oyaux, Stéphanie, était aussi bénévole. La pluie n’a pas pu l’empêcher et leurs deux enfants d’arriver. Le fils fait beaucoup d’attention à ce que son père est en train de faire. La fille appelle “papa” chaque fois qu’elle voit Jean François.

La femme de Jean François Oyaux, Stéphanie, était aussi bénévole. La pluie n’a pas pu l’empêcher et leurs deux enfants d’arriver. Le fils fait beaucoup d’attention à ce que son père est en train de faire. La fille appelle “papa” chaque fois qu’elle voit Jean François.

Yann et les autres bénévoles font un dernier point.

19 h : Yann et les autres bénévoles font un dernier point.

Chacun note sur un carnet toutes les itineraires d’entrée des artistes au stade et aussi les numéros urgents des autres bénévoles.

Chacun note sur un carnet toutes les itinéraires d’entrée des artistes au stade et aussi les numéros urgents des autres bénévoles.

Le spectacle “Nuit magique” commence. La pluie ne cesse pas. Dans les coulisses, Yann est un peu inquiet. Aujourd’hui, à cause de la pluie, cinq groupes de danseurs doivent être annulés. “Il y a beaucoup d’imprévus. Ici, un groupe de danseurs écossais a dû annuler parce que ses instruments sont en bois et très chers. La pluie va les abîmer”, dit Yann. La durée du spectacle est raccourcie. Le programme est bouleversé.

22 h : Le spectacle “Nuit magique” commence. La pluie ne cesse pas. Dans les coulisses, Yann est un peu inquiet. Aujourd’hui, à cause de la pluie, cinq groupes de danseurs doivent être annulés. “Il y a beaucoup d’imprévus. Ici, un groupe de danseurs écossais a dû annuler parce que ses instruments sont en bois et très chers. La pluie va les abîmer”, dit Yann. La durée du spectacle est raccourcie. Le programme est bouleversé.

Le spectacle “Nuit magique” No2 se termine malgré tout avec succès. Les bénévoles remercient les artistes.

Minuit et demi : Le spectacle “Nuit magique” No2 se termine malgré tout avec succès. Les bénévoles remercient les artistes.

Exceptionnellement, une petite réunion s’improvise à la cafétaria avec Jean-Pierre Pichard, directeur général honoraire, et Hervé Jaouen, resposable du  stade, dresser le bilan d’une soirée mouvementée.

1 h : Exceptionnellement, une petite réunion s’improvise à la cafétaria avec Jean-Pierre Pichard, directeur général honoraire, et Hervé Jaouen, responsable du stade, dresser le bilan d’une soirée mouvementée. Tout le monde est épuisé, trempé mais le sourire est toujours permanent aux lèvres des bénévoles.

Tout le monde est épuisé, trempé mais le sourire est toujours permanent aux lèvres des bénévoles.

De gauche à droite : Jean François Oyaux ; Yann Bertrand ; Betrand Renau ; Delphine Stéphan ; Hervé Jaoune ; Cécile ; Jean-Pierre Pichard ; Thu Hà (ESJ de Lille).

Thu Hà TRAN, Vietnam

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A la fête depuis sa fenêtre

« Je peux participer à la fête sans bouger de chez moi », c’est en ces termes que Françoise exprime son enthousiasme. Souriante, fine de taille, la quarantaine, cheveux gris, elle est née et a toujours vécu à Lorient. Elle habite au deuxième étage d’un immeuble de la place Jules-Ferry, épicentre du festival abritant des dizaines de stands dressés en circonstance, en plus des bars déjà existants. Des foules, il y en a en permanence pendant toute la durée du festival.

Françoise n’a rien contre le vacarme autour de chez elle jusqu’à des heures tardives. « C’est bruyant mais je profite bien de la vie et de l’ambiance… Je la vis depuis mon enfance et j’y suis habituée. J’ai participé à chacune des éditions et c’est toujours un moment de bonheur et de découvertes… Depuis ma fenêtre, je peux contempler le mouvement des passants et profiter de tous les airs de musique… » Durant cette période festive, son activité favorite c’est goûter aux plats traditionnels. Le poisson braisé au tonneau à l’ancienne est son mets préféré.

Des souvenirs du festival, elle en a en bon nombre. Cartes postales et timbres du Pays de Galles, vaisselle écossaise achetée à l’édition 2006 et aussi des bijoux des Asturies. Chaque année, elle met en location une de ses chambres et il y a toujours des preneurs. Cette année, un couple d’Anglais l’occupe.

Françoise ne peut pas imaginer Lorient sans le festival. Selon ses propres dires, sa ville ne vit vraiment que dix jours par an, au début du mois d’août. « C’est une fierté locale, l’occasion de recevoir des hôtes provenant de pays lointains et de faire parler de nous. Cela n’a pas de prix… »

Lorient va donc vivre et vibrer encore cinq jours. Ensuite, elle retrouvera son calme jusqu’à l’année prochaine à la même période.

Cédric Kalonji, Rép. Démocratique du Congo

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Mutenrohi, viva Galicia!

Lundi 4 août 22 h, le programme à l’Espace Bretagne est dédié à la celtitude hispanique. La Galice entre en scène, et en force, avec Mutenrohi durant une heure.

Un groupe de jeunes, très dynamique, qui chauffe d’emblée la scène plongée dans une ambiance feutrée. Les jeux de lumières mettent en scène le spectacle. Des airs galiciens entraînants mêlent batterie, violons, guitare et gaïta. Sans préambule, le groupe attaque et joue une musique rythmée qui met les spectateurs dans une ambiance bien vivante.

A la fin de la soirée Mutenrohi est chaleureusement applaudi avec des « Viva Galicia ! »

Feriel Oumsalem, Algérie

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Master de gaïta en un jour !

Apprendre la gaïta

Joueur de gaïta

Joueur de gaïta

Ouverture ce mardi 5 août au palais des congrès du master class de gaïta, la cornemuse de la Galice et des Asturies. Est-ce un master, comme dans le système universitaire ? Pas du tout. Du moins en une journée, l’on peut être informé sur la gaïta, son évolution historique et apprendre comment se jouer de cette cornemuse. Une centaine d’étudiant assiste au cours.

La gaïta au peigne fin.

Sur le podium, deux formateurs galiciens commencent par présenter l’instrument. Alberto, l’un d’entre eux, présente les éléments qui composent la gaïta. Celle-ci comprend une poche que l’on remplit d’air et place sous l’aisselle, le bourdon, le chalumeau et le levriad.
L’instrument peut être accordé dans la gamme de Do (pour les aigus), soit en Ré (pour les médium) ou en Si (pour les graves).
L’on peut aussi changer de gamme en rajoutant des pièces qui, selon leur longueur, changent de note.
Traditionnellement, cette cornemuse est fabriquée en roseau. Actuellement, certaines gaïtas sont fabriquées en matière synthétique.
Cet instrument est utilisé en Espagne et au Portugal. Selon, les pays ou les régions, la gaïta présente des adaptations rythmiques propres. Après la théorie, place à la pratique. Les formateurs exécutent des airs de Galice devant un public attentif.

Jacques MATAND, RD Congo

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Après le passage de la « tornade », la place Jules-Ferry retrouve son calme

Les rues bondées la veille sont désertes
Pendant le 38e festival interceltique, la place Jules-Ferry change de visage selon que l’on est le jour ou la nuit. Le matin, les rues sont presques désertes, la plupart des bars fermés. Les stands de Kebab fermés, pas moyen de s’en offrir un. Un vendeur, indique que « la vie ne va pas tarder à reprendre. D’ici la mi-journée, tout sera ouvert. »
Dans un salon de coiffure, une coiffeuse prend soin de son client. Pas d’autres en attente. Au coin de la rue, un groupe de jeunes allongés sur le pavé font la manche.

Le parc d’attraction pour enfant est vidé d’occupants. On entend à peine les cris des enfants. Les bans publics sont déserts. Un peu plus loin, les stands de vente de tee-shirts et casquettes du festival sont encore fermés. Il est 10 h passé. Non loin du palais des congrès, un stand est ouvert. On peut s’y approvisionner en gateau, chocolats et kouignettes.
Quels contrastes ! La veille et jusque tôt ce matin, les festivaliers se bousculaient. La circulation dense, les musiques à fond, et danses à volonté, danses bretonne ses rondes ou danses plus métissées avec des touches rock, rap ou jazz.

Après le passage de la tornade festivalière, la vie reprend doucement. Les bureaux de l’hôtel de police sont ouvert. Mais, le palais de congrès reçois déjà ses premiers venus, ils se dirigent vers l’auditorium pour le master class ( séance d’information et de pratique musicale). Les festivaliers attendent le temps de force pour une nouvelle journée. « Le festival est long et populaire. » Ce qui fait penser à une phrase de feu le président de la République Démocratique du Congo Laurent Désiré Kabila qui déclara face à l’agression étrangère, « la guerre sera longue est populaire ».

Jacques MATAND, RD Congo

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L’ambiance off, il faut être in !

Dès l’après-midi, les rues lorientaises s’animent. Les bars et cafés ouvrent leurs terrasses aux musiciens de Bretagne et d’ailleurs.

Les passants curieux et attirés par des airs rythmés ou des musiques entraînantes s’arrêtent devant les scènes de ces groupes amateurs et peu connus. Ils applaudissent et tapent des pieds en s’accordant aux notes jouées et aux chansons interprétées. Les consommateurs assis, sirotent leurs boissons en dodelinant de la tête.

Les musiques sont variées autant que les nationalités de ceux qui les jouent. Cela va du rap au rock celtes.

Une concurrence s’installe parfois spontanément entre les groupes qui se produisent sur des scènes mitoyennes. Ce n’est pas toujours facile quand les uns raflent plus d’attention que les autres. Comme la déception qui se lisait sur les visages de ces quinquagénaires jouant du rock celte face à une place désertée par un public attroupé autour de la scène des Anach Cuan. Anach Cuan est un groupe de jeunes Suisses venus participer pour la troisième fois au Festival interceltique. « C’est génial, l’ambiance est formidable !» dit un jeune musicien du groupe pour expliquer leur présence à Lorient.

Beaucoup de petits groupes comme Anach Cuan se produisent en off dans les bars et cafés. Ils divertissent les gens mais espèrent aussi se faire remarquer par des producteurs intéressés.

Feriel Oumsalem, Algérie

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Les bénévoles au Festival sont “une grande famille”

Chaque année, près de 750 bénévoles sont présents au Festival Interceltique de Lorient, l’un des plus grands festivals en France. Ils viennent de différentes régions, et même de l’étranger. Lors de la conférence de presse donnée à neuf étudiants étrangers de l’ESJ de Lille, le 2 août, Noël Couédel, directeur du Festival a relevé l’importance de leur rôle : «Nous ne sommes que neuf permanents tandis que les bénévoles sont plus de 700 chaque année. Ils ont fait le succès du festival ». Plusieurs postes de bénévoles sont proposés comme l’accueil, le contrôle, l’interprétariat, l’accompagnement, etc. Chacun peut choisir pour lui-même un poste adapté à ses capacités.

Isabelle Myol, 28 ans, Paris, responsable d’interprètes

Isabelle Myol

Isabelle Myol

« Je suis professeur d’espagnol. Je suis bénévole au festival depuis dix ans. Mon travail ici est de gérer mon équipe d’interprètes. Il faut le répartir dans chaque groupe d’artistes étrangers. Si quelqu’un rencontre une difficulté, nous sommes là pour l’aider.
Nous sont trente-deux interprètes. Le plus souvent, nous parlons espagnol ou anglais. Quelques-uns maîtrisent quatre ou cinq langues. Pendant l’année, nous sommes étudiants ou salariés. Au festival, j’ai l’occasion de rencontrer des gens qui viennent de différents pays, de pratiquer leur langue, de mieux connaître leur culture.
Etre bénévole au festival, ce n’est pas difficile. Il faut avoir de la générosité et de la volonté. Tout le monde peut s’inscrire par Internet. Les repas et les boissons nous sont offerts mais nous devons assurer notre hébergement ».

Stéphanie Le Brazidec, 22 ans, Pontivy, interprète d’espagnol

Stéphanie Le Brazidec

Stéphanie Le Brazidec

« Je suis revenue d’Espagne pour le festival. Mon copain, qui est bénévole depuis longtemps, m’a proposé de m’inscrire. Je ne suis ici que depuis trois jours. Je rigole tout le temps. C’est génial. Le festival sera vraiment splendide si la pluie cesse. Pour être bénévole, il faut être sociable, ouverte, disponible, aimer la fête et la culture. Je reviendrai certainement l’année prochaine ».

Yann Bertrand, 34 ans, Paris, bénévole sur le terrain

Yann Bertrand

Yann Bertrand

« En tant que professeur de maths, j’ai du temps libre pendant les vacances. J’en profite pour être bénévole au festival. La première fois, en 2001, j’ai été chargé de l’accueil des visiteurs. Je leur présentais le programme. L’année suivante, j’ai demandé à être membre de l’équipe sur le terrain. Je n’ai raté aucun festival depuis huit ans. J’adore ce travail. J’étais aussi bénévole dans quelques autres festivals comme à Rennes et à Paris.
Ici, j’ai des contacts avec des artistes venus de différents pays celtes. J’adore la musique celte. Je joue de la guitare et des percussions. Ce soir, je serai au stade du Moustoir et guiderai les artistes à l’entrée du stade, pendant le grand spectacle de la Nuit Magique ».

Nolwenn Lamour, 22 ans, Lorient, interprète d’anglais

Nolwenn Lamour

Nolwenn Lamour

« J’ai un très bon contact avec mon groupe écossais depuis quatre ans. Je les rencontre chaque année au festival. J’ai de très beaux souvenirs avec mes amis écossais. Ils sont très gentils et très agréables. L’année dernière, j’ai pleuré quand ils sont partis. J’espère souvent les rencontrer aux festivals suivants.
J’apprends l’anglais depuis onze ans. Etre bénévole m’aide beaucoup à pratiquer la langue et à communiquer avec les autres.
Le travail ici est un peu fatigant. Nous avons environ six heures de repos chaque jour. Mais ce n’est pas grave parce que le festival ne dure que dix jours. Le plus important, c’est de rencontrer mes amis et d’apporter ma bonne volonté ».

Marie-Thèrèse Peuron, 67 ans, Lorient, bénévole aux jeux bretons

Marie-Thérèse Peuron

Marie-Thérèse Peuron

« J’habite à Lorient mais c’est la première fois que je suis bénévole. C’est ma voisine, Madame Blandore, qui m’a demandé de participer au festival avec elle. Depuis que je suis à la retraite, je me suis occupée de mes petits-enfants. Maintenant, ils sont plus grands et je suis ici. Le travail m’apporte la joie de vivre ».

Delphine Stéphan, 34 ans, Brest, bénévole sur le terrain

Delphine Stéphan

Delphine Stéphan

« Je suis professeur de maths. J’aime bien ce travail, le bénévole. La première fois, en 2005, j’étais interprète d’anglais. En 2006, je n’ai pas pu participer au festival parce que je suis partie en vacances avec ma famille. En 2007, je suis revenue au festival comme bénévole sur terrain.
Le festival est une bonne occasion de rencontrer des artistes, de faire connaissance avec les autres. Je trouve l’ambiance très chaleureuse entre les membres de mon équipe. Nous sommes une grande famille ».

Bertrand Renau, 31 ans, bénévole sur le terrain

Bertrand Renau

Bertrand Renau

« Depuis trois ans que je suis au festival en tant que bénévole sur le terrain. Je croisse beaucoup d’autres bénévoles et des gens de culture différente. Mon équipe se réunit souvent après chaque événement pour boire un verre. Ce soir, j’étais un peu inquiet parce que la pluie a raccourci la durée de la « Nuit Magique ». Cinq groupes de danseurs ont dû être annulés. Heureusement, tout s’est finalement bien passé ».

Maurice Jean, 68 ans, Lorient, contrôleur

Maurice Jean

Maurice Jean

« Je suis bénévole depuis longtemps. Moi, comme les autres, nous sommes heureux d’y apporter notre contribution au festival. Je trouve l’ambiance très joyeuse ».

Thu Hà TRAN, Vietnam

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