Archive pour août 8, 2008

Souvenirs, souvenirs. Je vous retrouve dans mon coeur…

Les visiteurs du festival peuvent emporter plusieurs souvenirs celtiques pour les intimes et leurs amis. Des stands qui sont le long du quai leur offrent de multiples choix.

Les santons de Gilles Parisot

Le petit Jésus dans son petit lit

Le petit Jésus dans son petit lit

Les santons bien décorés, « made in Breizh », des petits statues que l’on utilise pour la crèche de Noël, sont beaucoup vendus au stand des créations Gilles Parisot : le petit Jésus dans son petit lit, les hommes et les femmes portant les costumes bretons et les petits animaux, l’âne, le bœuf, les moutons, etc. Chaque santon coûte de 11 € à 95 €. Pour être au festival, Denise Parisot et son fils Gilles, doivent se préparer pendant trois mois. « Création Gilles Parisot fonctionne depuis vingt ans. L’entreprise est situé au village de Kergaouën à Scaër. Mon fils a sculpté ces santons avec pour seuls outils ses mains et un ébauchoir. Le modèle est fabriqué à partir d’un moule », fait savoir Denise Parisot.

Les carillons celtiques

Ces cloches protègent la maisons des mauvais esprits.

Ces cloches protègent la maisons des mauvais esprits.

Près du stand des santons de Gilles Parisot, de nombreuses cloches sont proposées aux visiteurs. « Le son de la clochette protège la maison des mauvais esprits, fantômes ainsi que des mauvaises pensées et des malédictions », dit M. Poceviciute, responsable du stand Mobiles celtiques. « Nous sommes le premier atelier qui fabrique ces cloches en France » ,ajoute-il avec fierté. Ces cloches sont plus fréquentes dans les pays asiatiques. En France, M. Poceviciute s’est inspiré de l’art nordique. Ces cloches ont un grand succès en Bretagne, en Normandie et à Paris. « Cette année, nous avons emporté au festival environ milles cloches. Pourtant la vente est moins bonne que l’année dernière à cause de la pluie », dit Poceviciute qui explique clairement aux visiteurs le sens des morceaux de céramique en forme de soleil, de lune et de Terre accrochés aux fils des cloches.

Les disques celtiques

Au stand de la musique celtique.

Au stand de la musique celtique.

Si vous ratez un des concerts au festival, vous pouvez l’écouter ou le regarder en achetant les disques et les DVD au stand « Musique celtique ». Ici, environ trois cents titres proposés. « Nous avons emporté au festival plus de six milles disques. Tous sont bien vendus. Chaque disque coûte de 15 € à 22 € », dit Discaer Records, spécialiste de la musique celtique, « les disques de Lorenna McKennitt sont beaucoup appréciés ».

Les souvenirs du festival

A la boutique du festival interceltique

A la boutique du festival interceltique

A la boutique du festival interceltique, les casquettes, les tee-shirts (cinq modèles), les sacs, les sweats avec le “dragon rouge”, symbole des pays de Galles, coûtent de 10 € à 15 €. « Ce matin, nous avons vendu environ soixante-quinze produits aux visiteurs », fait savoir la vendeuse. Et on n’oublie pas les timbres commémoratifs du festival.

Gâteau breton

Au stand des gâteaux bretons

Au stand des gâteaux bretons

Les visiteurs au festival peuvent aussi emporter de très bons gâteaux bretons qui coûtent de 2 € à 7 €. Plusieurs sortes sont proposées au goût des consommateurs.

La Bretagne est encore connue comme une région propice aux métiers artisanaux et aux échanges commerciaux avec des pays étrangers. Au village solidaire du festival, les visiteurs peuvent trouver, par exemple des stands de bijouteries qui viennent de l’Inde ou du Niger.

Les souvenirs au village solidaire

Les souvenirs au village solidaire

Thu Hà TRAN, Vietnam

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Nos collègues d’Ouest-France parlent de nous

Ouest-France

Ce matin, à la 14e page, on s'est vu!

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Entre commerce équitable et développement durable

Le village solidaire, à côté de l’Espace marine, montre toutes les facettes du développement durable. Vous pourrez ainsi découvrir des produits de ménage écologiques, des bijoux faits de verre recyclé et même des toilettes sèches. En matière de commerce équitable, les différents stands vous permettront de faire connaissance avec une gamme de produits très riche et variée issue le commerce équitable. L’aventure village solidaire ne s’arrête pas là. Tous les jours ont lieu différentes manifestations, par exemple sur la citoyenneté et les droits de l’homme et divers concerts, comme l’accordéon expérimental ou des contes musicaux pour enfants, pour vous divertir.

Pour plus d’informations, visitez le site du Village solidaire

Navina KADEN, Allemagne

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Couleurs d’épaves complètent les couleurs de la musique

Existe-t-il un lien entre les épaves et l’art surréaliste ? Jean-Pierre Dupuich dirait que oui. Pendant deux ans, il a parcouru la Bretagne, cherchant à photographier tous les détails des anciens bateaux, pour redonner des couleurs aux épaves « en fin de vie ».

Couleurs d’Epave

Jean-Pierre Dupuich devant son exposition: Couleurs d’Epave

Jean-Pierre Dupuich zoome sur leurs couleurs, leurs lieux de «naissance» et leur «nom». « Depuis longtemps, des artistes contemporains m’ont contacté, pour avoir le droit de peindre mes photos », raconte ce directeur du marketing, aujourd’hui retraité, qui se consacre à la photographie.

Depuis le début du Festival interceltique, Jean-Pierre Dupuich offre une exposition devant le Palais des Congrès de Lorient. « J’expose mes photos de bateaux en Bretagne, pour que les gens ne les oublient pas », dit Jean-Pierre Dupuich. « Parfois des petits élèves viennent la visiter, pour connaître ainsi un peu histoire des bateaux, aujourd’hui coulés, brûlés, broyés, échoués notamment au cimetière des bateaux de Kerhervy, près de Lanester ».

Coopération de deux amateurs

Les oeuvres des deux amateurs sont vendues au Festival interceltique

Couleurs d'Epaves et Ambiances et Couleurs Marines sont vendus au Festival interceltique, au quai du livre.

Un jour, Charlotte Louf, un femme médecin du Nord, visite l’exposition. Trois jours après, elle revient avec des poèmes écrits pour les photos. « C’est ainsi qu’est né le livre Couleurs d’Epaves », dit Jean-Pierre Dupuich, « un livre de deux amateurs ! »

Les expositions sont aujourd’hui destinées aux personnes qui ne pourront jamais acheter le livre. « Il est un peu cher », dit Jean-Pierre Dupuich.
Ce livre a eu de nombreux lecteurs en Bretagne. 3 000 exemplaires ont été vendus par au moins 250 librairies de Bretagne, et des expositions sont toujours organisées dans différents lieux : bibliothèques, médiathèques, espaces culturels…

Deuxième livre Ambiances & Couleurs Marines venant d’été publié il y a dix jours, les deux auteurs veulent continuer à travailler ensemble. Sur quel sujet ? « C’est un secret ! » chuchote Jean-Pierre Dupuich, avec un petit sourire malin. A peine consent-il à dire que le prochain livre sera consacré à l’humanité et à la culture.

Couleurs d’Epaves, J.P. Dupuich / Ch. Louf, 35euros

ZHANG Chi, Chine

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Il n’y pas que les JO, il y a aussi les jeux… bretons

Billard hollandais avec les plus petits

Billard hollandais avec les plus petits

Au square du Docteur Léon-Rio, trois activités passionnent les plus petits. Dans la catégorie « billard pas commes les autres », le billard hollandais. Un jeu qui consiste à faire glisser plusieurs palets dans les cases situées au fond de la table.

Le Birnig

Le Birinig, un billard qui n'est pas comme les autres

A côté du billard hollandais, les petits sportifs font connaissance avec le billard irlandais, également appelé « Birinig ». Connu dans l’ouest de la Bretagne depuis longtemps, bien avant les Jeux olympiques, ce jeu consiste a faire tomber le plus grand nombre de quilles à l’aide d’une boule reliée à un mât.
Enfin, pourquoi ne pas s’essayer au jeu de la grenouille ? Le but du jeu est de lancer les palets dans l’un des huit trous. Si vous visez la gueule ouverte de la grenouille, vous remporterez le maximum de points.

Après avoir fait l’inventaire des jeux bretons pour les plus petits, place au jeux bretons pour les plus grands. Parmi les plus connus : le jeu de palets sur terre et les boules bretonnes.

Le palet sur terre a une longue tradition en Bretagne. Un arrêté municipal de la ville de Quimper interdit ce jeu en 1388. Afin de marquer le plus de points, vous devez réussir à lancer vos palets le plus près possible du maître placé sur un tas de terre.

Les boules bretonnes sont souvent comparées au jeu de la pétanque, mais un Breton vous dira que ce jeu du sud n’a rien à voir avec les boules bretonnes. Les boules déroulent sur un terrain de jeu limité. Au bout du terrain est placé un maître. Si vous souhaitez vaincre l’équipe adversaire, il va falloir lancer vos boules le plus près du maître.

Pour plus d’informations, visitez le site de la Confédération des jeux et des sports traditionnels de Bretagne

Navina KADEN, Allemagne.

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Au village solidaire, le rêve d’Ingalan

Parmi les stands présents au 38e festival interceltique de Lorient, figure celui d’Ingalan, une association de lutte pour la promotion du commerce équitable. Selon Jean-Yves Le Mouillour, l’un des présidents, cette association lutte contre le deséquilibre des bénéfices entre les fournisseurs des matières premières et les multinationales. D’après lui, les multinationales achètent les matières premières à vil prix, mais en tirent un grand bénéfice.
Ainsi donc, l’association met en réseaux les producteurs de matières premières et les sociétés de tranformation. Jean-Yves Le Mouillour affirme que « cela va permettre à chacun de trouver son compte d’un bout à l’autre de la chaîne de production ». Ingalan vient du breton et veut dire : partage, égalité et distribution. « C’est un rêve, une utopie. S’ils ne se réalisent pas, au moins faut-il s’en approcher ».

Jacques MATAND’, République Démocratique du Congo

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Le photographe prend « des images qui parlent »

Jean-Pierre Tranvouez, photographe

Jean-Philippe Tranvouez, photographe

Pour couvrir l’actualité du festival interceltique, plusieurs journaux, télévisions et radios accréditent des journalistes, Jean-Philippe Tranvouez, est l’un deux.
Photographe depuis treize ans, il en est à son cinquième festival interceltique et nous parle de son travail.

Que faites vous au festival ?

Je prends des photos de différents spectacles en salle, en plein air et dans les stands. Je fixe l’ambiance du festival.

Qu’est ce qui fait la particularité des vos photos ?

Je raconte en images. Je fais ressortir l’ambiance et les émotions en images. L’image n’a pas besoin de texte pour être comprise. Elle doit répondre aux six questions de référence : qui, quoi, où, quand, pourquoi et comment, comme un article.

Votre travail est-il facile ?

Non, c’est un travail difficile. D’abord à cause des exigences des agences qui ont besoin des photos dans un temps record. Il faut une photo informative, de qualité et diffusée très rapidement. Une photo de presse est comme l’information, périssable.
L’autre problème c’est que les artistes posent de plus en plus de conditions : droit à l’image, pas de photos avec flash, pas de photos dans les coulisses. Il y a aussi le poids du matériel. Je traine avec moi plus de douze kilos d’appareils photos et d’objectifs.

Et comment se passe ta journée ?

Elle commence tard et finit très tard. Parfois le travail s’achève vers 4h du matin et reprend vers 10h par une réunion : on se distribue les tâches, on cale les programmes et les spectacles à couvrir. En fin d’après-midi, on se retrouve pour manger et faire le point de la situation. Il faut bien manger pour supporter le poids des appareils ! On file après vers les spectacles avec en tête la contrainte de temps pour l’envoi des images traitées.

Pourquoi continues-tu à faire de la photo malgré les difficultés ?

C’est une passion d’enfance. J’aime être au cœur des événements, être au cœur de ce qui se passe. J’aime l’actualité et l’image.

Pourquoi n’utilises-tu pas le flash même quand tu le peux ?

Juste pour être honnête avec les lecteurs. Le flash ne reproduit pas l’image telle qu’elle se présente. Il y a un effet de trucage. J’aime rendre les choses telles qu’elles sont, bonnes ou mauvaises.

Jean-Philippe Tranvouez, trouve que le travail du photographe est menacé par les rédactions qui donnent de plus en plus d’appareils photos aux rédacteurs. Ce qui les rend plus autonomes. Et du coup, « on nous évite parce que nous coûtons cher», déclare-t-il.

Le photographe a dû nous quitter après une dizaine de minutes pour la couverture d’un concert. Il devait tout faire pour être en bonne place et produire des images pour son agence.

Jacques MATAND’, République Démocratique du Congo

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Eric Marchand et les Balkaniks

Erik Marchand et les Balkaniks
Eric Marchand et les Balkaniks

Dommage pour ceux qui ont manqué l’événement, il ne leur reste plus qu’à se mordre les doigts ! Seul au milieu de cette grande scène, entouré de ses musiciens, il en imposait. Eric Marchand et les Balkaniks ont emporté leur auditoire dans un voyage musical des côtes bretonnes aux confins des Balkans. Son feutre noir vissé sur la tête, un petit sourire perpétuel sous la moustache grise, le grand seigneur a revisité les styles et les genres dans des mélanges surprenants de justesse. Des cuivres tonitruants, des violons plaintifs, un accordéon de belle taille qui se déployait au gré des harmonies, une violoncelliste virevoltante et des guitares tziganes. Ah ces guitares tziganes ! Toucher aérien, toucher magique. Un orchestre de virtuose, aux regards farouches, pour accompagner un dieu de la musique, bienveillant. Les spectateurs ont eu du mal à rester assis. Le concert d’Eric Marchand se résume en un mot : fabuleux.

Visitez le site d’Eric Marchand

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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Le cabinet médical du FIL

Le docteur Yannick Le Marec, médecin bénévole du FIL

Le docteur Yannick Le Marec, médecin bénévole du FIL

Tout peut arriver en dix jours de festival. Pour prévoir… l’imprévu, le FIL a son propre cabinet médical, situé au premier étage du Palais des congrès. Depuis 23 ans (oui, oui !), Yannick Le Marec et Alain Hamelin y officient, bénévolement. Jovial, le Docteur Le Marec explique son engagement : « On aime la culture bretonne, alors… »

Assistés d’un kinésithérapeute et d’une infirmière, les deux médecins se partagent deux plages horaires : 12 h – 14 h et 18 h – 20 h. Usant de leur influence et de celle du festival auprès des laboratoires, ils disposent d’une pharmacie plutôt fournie qui leur permet de parer au plus pressé. « On a souvent des maux de gorge (dus au climat), des contractures, des entorses, des traumatismes légers…Plus le festival avance, plus la fatigue se fait sentir, surtout chez les danseurs et les chanteurs. »

À la question de savoir combien de temps il tiendront encore le cabinet : « On est là au moins jusqu’à la 40e édition. Après, on verra… Il y a d’autres choses à faire au festival ». Chapeau, docteurs !

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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Le korrigan du quai

« Je dors peu. Il y a beaucoup de choses intéressantes à faire… ». La voix est basse, le ton posé. Dans le regard bleu semblent tourbilloner les mystères et les légendes celtiques. Ne sommes-nous pas au pays des

François Plisson, auteur de bandes dessinnées

François Plisson, auteur de bandes dessinnées

elfes, des korils et des poulpikans ? Vues sous cet angle, les grandes oreilles de François Plisson paraissent… normales.

Sur le Quai des livres, il tient son stand tout seul. Amusé, son voisin confie qu’il attire beaucoup de monde, surtout les enfants. « Ils traînent leurs parents jusqu’au stand et n’hésitent pas à lui demander “ce sont des vraies ?” ». Il faut dire que ses prothèses en latex font plus vraies que nature…

Le stand des Editions de la Fibule

Lorsque vous achetez un livre, armé de ses pinceaux et de sa palette de gouache, il vous dessine un korrigan malicieux  qui paraît prêt à bondir sur vos genoux et à vous tirer la langue. « Ça fait trois ans que je viens au festival et j’aime bien. J’aime la Bretagne ».

Louveteau, puis scout, François Plisson a sillonné la région. Son imaginaire d’enfant s’est nourri des bruits de la forêt, de la mer, de la nuit. « Il fallait marcher pour prendre le relais (des gardes). Les grands ducs nous suivaient du regard, les arbres craquaient, le vent dans les feuilles… ». Le petit garçon a peur. Et son imagination est fertile. « C’est un processus normal. On se réfugie dans l’imaginaire pour se protéger parfois, s’isoler, s’évader du quotidien ».

Rien de surprenant à ce que la première collection de sa propre maison d’édition, Les éditions de la Fibule, parlent de légendes : Les korrigans d’Elidwenn. Il est facile de passer des heures avec François Plisson. Il parle de son travail avec passion.

Visitez le site de François Plisson.

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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Paddy Moloney et les Chieftains font vibrer l’espace Marine

Guichets fermés ce jeudi 7 août à l’Espace Marine au concert du groupe irlandais Chieftains, conduit par le

Paddy Moloney sur la scène de l'espace Marine

Paddy Moloney sur la scène de l'espace Marine

grand Paddy Moloney. Petite taille certes, mais immense musicien. Comme le dit un proverbe africain « la force et l’énergie se concentre en un petit corps ».

Seul douze journalistes ont obtenu droit d’être en salle. Dehors, beaucoup d’autres personnes sont privées d’accès. Des discussions éclatent avec les bénévoles à la barrière de l’entrée. Difficile de se faire comprendre auprès d’une dizaine de personnes qui entendent au loin des applaudissements qui proviennent de la salle.

La salle est pleine comme un œuf. Près de quatre milles personnes. « Les Chieftains sont connus et attendus », affirme un monsieur d’une soixantaine d’années.
Chansons et morceaux de musique se succèdent pendant plus de deux heures dans une ambiance quasi-religieuse, seulement rompue à la fin de chaque morceau par un tonnerre d’applaudissements et des ovations.

Des têtes bougent de gauche à droite, des mains claquent au rythme de la musique. Sur le plancher, les pieds battent la mesure. Des danseurs irlandais sur la scène font des claquettes avec virtuosité.

Le public communie avec les artistes qui improvisent. Alyth, l’une des chanteuses des Chieftains, est accompagnée dans la chanson « ce n’est qu’un au revoir ». Les langues ne font pas la différence. Elle chante en gaélique. Dans la salle, certains l’accompagnent dans cette langue, d’autres en français. Au tour des instrumentistes, Paddy Moloney au tin-whistle et au uillean-pipe, les joueurs de bodhran, de l’harpe, du violon, à tour de rôle, chacun exécute son morceau, le public reconnait chaque changement de tempo, et bat la mesure ou applaudit.

A l’intermède, des gens se dirigent vers Alyth qui vend ses CD et donne des autographes. A la fin du spectacle, surprise ! Les Chieftains sont accompagnés par le bagad d’Auray. Des dizaines de personnes se lèvent et dansent dans les allées. La soirée tend à sa fin. Le public a droit à une ronde offerte par les danseurs d’Auray. Le public danse devant la scène. Après le dernier morceau annoncé par Paddy Moloney, la salle continue de le réclamer sous une pluie sans fin d’applaudissements. Les Chieftains reviennent et saluent. Le concert prend fin.
« Ce n’est qu’un au revoir ».

Jacques MATAND’, République Démocratique du Congo

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Avec les journalistes d’Ouest-France, quinze jours sans compter ses heures

Jean Laurent Bras est journaliste depuis 1979. C'est son dernier festival. Il vient d'être nommé reporteur régional pour la Bretagne.

Jean Laurent Bras est journaliste depuis 1979. C'est son dernier festival. Il vient d'être nommé reporteur régional pour la Bretagne.

C’est pareil pour tout le monde… On lit Ouest-France pour se tenir au courant des événements du festival. On y trouve l’actualité du jour précèdent et le programme du soir.
Entretien avec Jean Laurent Bras, rédacteur en chef de l’édition de Lorient, pour mieux comprendre comment les journalistes préparent le journal pendant le festival. « On entre dans un tunnel de 10 jours. Personne ne compte ses heures», nous a-t-il expliqué.

A Ouest-France, combien des journalistes couvrent le festival ?
Huit rédacteurs dont cinq sont des professionnels et trois de jeunes stagiaires. Et puis trois photographes professionnels et deux secrétaires d’édition qui s’occupent de la mise en page des articles consacrés au festival.

Est-ce que c’est suffisant ?
Non… C’est même scandaleusement insuffisant [rires]. Le festival, pour nous, dure 15 jours. On commence à travailler la dernière semaine du juillet et nous continuons bien après la clôture officielle. C’est l’exercice le plus long que je connaisse.

Pendant le festival, les journalistes travaillent-ils à un rythme ordinaire ?
Pas du tout… La journée commence dès 9 h avec la conférence de rédaction et se poursuit jusqu’à 1 h du matin. Mais personne ne compte ses heures. Le premier jour, j’ai expliqué à tout le monde : « On entre dans un tunnel de dix jours. Pendant ces dix jours, on va oublier la fatigue, le repos. On prendra des congés à la fin du festival.

N’est-il pas difficile de travailler avec de jeunes stagiaires pendant un événement si important ?
Heureusement, ils ont déjà travaillé avec nous pendant le mois du juillet. Ils connaissent la ville assez bien maintenant. Ce qui est difficile pour eux, c’est l’adaptation au caractère particulier du festival. Parce qu’il faut avoir un peu de background : connaître les noms des instruments de musique, distinguer un Gallois d’un Asturien, assimiler un minimum de culture celtique. Il faut bosser, surtout sur le vocabulaire. Nous faisons le journal pour des lecteurs qui nous suivent pendant toute l’année. Si nous commettions de telles erreurs, ils nous ne pardonneraient pas !

Quelles sont les autres difficultés de la couverture du festival ?
Nous écrivons pour deux publics complètement différents. Le premier groupe connaît la culture mieux que les journalistes. Pour eux, on doit produire des articles crédibles. Le deuxième groupe est celui des festivaliers qui viennent de Marseille, de Montpellier, de Turquie, du Congo…Pour ces lecteurs, on doit produire des articles plus pédagogiques.

Les articles sur le festival sont-ils publiés seulement dans l’édition de Lorient?
Ils ont parfois une diffusion beaucoup plus large. Notre journal fait paraître chaque jour quarante éditions différentes qui comprennent des pages propres à chaque petite région de l’Ouest. Certains jours, quelques articles et quelques photos sont diffusés, soit pour toutes les régions, soit pour toute la Bretagne, soit pour l’ensemble du Morbihan, soit seulement dans les pages de Lorient.

Est-ce que les lecteurs des autres régions, qui ne sont pas de culture bretonne, sont intéressés par leur lecture ?
Pas vraiment. C’est une culture très particulière. Evidemment c’est très populaire en Bretagne. Mais dès qu’on sort de Bretagne, ce n’est plus aussi partagé.

Vous publiez chaque jour deux articles en breton et en anglais. Pourquoi ?
Le breton, c’est notre langue. Il serait bizarre de ne pas publier quelques articles en breton, au moins pendant le festival. Et puis les articles en anglais sont logiques aussi. La moitié des festivaliers parle anglais. On publie donc un article en anglais pour leur rendre service et qu’ils se disent que Ouest-France est aussi leur journal.

Alors pourquoi vous n’avez pas des articles en espagnol ?
On en avait les années passées. C’était Lisardo Lombardia qui les écrivait. Mais cette année il est devenu le directeur général du festival et j’ai perdu mon pigiste.

Est-ce qu’il y a plus de concurrence entre Ouest France et Le Télégramme pendant le festival ?
On est déjà en concurrence très forte pendant l’année. Mais le festival est un grand enjeu. Pendant le festival, environ 700 000 personnes visitent la ville. C’est une grande chance pour la promotion du journal. Et puis c’est le rendez-vous culturel de Bretagne. Il a une importance symbolique. Alors les deux journaux essayent d’être le meilleur.

Est-ce que la diffusion de l’édition de Lorient augmente pendant le festival ?
Pas autant qu’on peut le penser. Notre diffusion augmente de 20 % à 25 %. Normalement, ce devrait être plus pour un événement comme le FIL. L’augmentation n’est pas proportionnelle.

Est-ce que les tarifs de la publicité augmentent pendant le festival ? Gagnez-vous plus qu’une semaine ordinaire ?
Le prix de la publicité ne change pas et on ne gagne pas plus. C’est vrai que notre diffusion augmente. Mais, au mois d’août, beaucoup de nos lecteurs sont en vacances. Et puis, nous sommes partenaires du festival, nous avons des obligations financières. Nous considérons que nos efforts pendant le festival ne servent pas vraiment à gagner de l’argent mais à nous promouvoir.

Pinar Ersoy, Turquie

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