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Le photographe prend « des images qui parlent »

Jean-Pierre Tranvouez, photographe

Jean-Philippe Tranvouez, photographe

Pour couvrir l’actualité du festival interceltique, plusieurs journaux, télévisions et radios accréditent des journalistes, Jean-Philippe Tranvouez, est l’un deux.
Photographe depuis treize ans, il en est à son cinquième festival interceltique et nous parle de son travail.

Que faites vous au festival ?

Je prends des photos de différents spectacles en salle, en plein air et dans les stands. Je fixe l’ambiance du festival.

Qu’est ce qui fait la particularité des vos photos ?

Je raconte en images. Je fais ressortir l’ambiance et les émotions en images. L’image n’a pas besoin de texte pour être comprise. Elle doit répondre aux six questions de référence : qui, quoi, où, quand, pourquoi et comment, comme un article.

Votre travail est-il facile ?

Non, c’est un travail difficile. D’abord à cause des exigences des agences qui ont besoin des photos dans un temps record. Il faut une photo informative, de qualité et diffusée très rapidement. Une photo de presse est comme l’information, périssable.
L’autre problème c’est que les artistes posent de plus en plus de conditions : droit à l’image, pas de photos avec flash, pas de photos dans les coulisses. Il y a aussi le poids du matériel. Je traine avec moi plus de douze kilos d’appareils photos et d’objectifs.

Et comment se passe ta journée ?

Elle commence tard et finit très tard. Parfois le travail s’achève vers 4h du matin et reprend vers 10h par une réunion : on se distribue les tâches, on cale les programmes et les spectacles à couvrir. En fin d’après-midi, on se retrouve pour manger et faire le point de la situation. Il faut bien manger pour supporter le poids des appareils ! On file après vers les spectacles avec en tête la contrainte de temps pour l’envoi des images traitées.

Pourquoi continues-tu à faire de la photo malgré les difficultés ?

C’est une passion d’enfance. J’aime être au cœur des événements, être au cœur de ce qui se passe. J’aime l’actualité et l’image.

Pourquoi n’utilises-tu pas le flash même quand tu le peux ?

Juste pour être honnête avec les lecteurs. Le flash ne reproduit pas l’image telle qu’elle se présente. Il y a un effet de trucage. J’aime rendre les choses telles qu’elles sont, bonnes ou mauvaises.

Jean-Philippe Tranvouez, trouve que le travail du photographe est menacé par les rédactions qui donnent de plus en plus d’appareils photos aux rédacteurs. Ce qui les rend plus autonomes. Et du coup, « on nous évite parce que nous coûtons cher», déclare-t-il.

Le photographe a dû nous quitter après une dizaine de minutes pour la couverture d’un concert. Il devait tout faire pour être en bonne place et produire des images pour son agence.

Jacques MATAND’, République Démocratique du Congo

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Eric Marchand et les Balkaniks

Erik Marchand et les Balkaniks
Eric Marchand et les Balkaniks

Dommage pour ceux qui ont manqué l’événement, il ne leur reste plus qu’à se mordre les doigts ! Seul au milieu de cette grande scène, entouré de ses musiciens, il en imposait. Eric Marchand et les Balkaniks ont emporté leur auditoire dans un voyage musical des côtes bretonnes aux confins des Balkans. Son feutre noir vissé sur la tête, un petit sourire perpétuel sous la moustache grise, le grand seigneur a revisité les styles et les genres dans des mélanges surprenants de justesse. Des cuivres tonitruants, des violons plaintifs, un accordéon de belle taille qui se déployait au gré des harmonies, une violoncelliste virevoltante et des guitares tziganes. Ah ces guitares tziganes ! Toucher aérien, toucher magique. Un orchestre de virtuose, aux regards farouches, pour accompagner un dieu de la musique, bienveillant. Les spectateurs ont eu du mal à rester assis. Le concert d’Eric Marchand se résume en un mot : fabuleux.

Visitez le site d’Eric Marchand

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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On peut rêver

Bateau pirate au parc d'attraction

Bateau pirate au parc d'attraction

Le 38e festival interceltique, ce sont les conférences, les concerts en plein air ou en salle. C’est aussi le parc d’attraction. On y trouve des auto tamponneuses, des jeux vidéo, des motos qui redonnent l’impression d’être dans une vraie compétition. Il y a des casinos et le bateau pirate qui draine du monde. Pour se tourner la tête et se donner un peu de frayeur, les festivaliers vont à la chenille. Le jour, le parc ne produit pas le même effet que la nuit. Les jeux de lumières clignotent. Lorsque le bateau pirate monte à la verticale, on entend des cris.
Loin des jeux électroniques, il y a des vendeurs de peluches. On y achète un petit animal ou une poupée. Un autre stand propose des canards en plastique qui font la ronde dans un bassin.

Une petite fatigue ? Des bancs permettent de se reposer.
Et voici un homme-automate, peint en gris. Ses mouvements ressemblent à ceux des marionnettes vendeur des jouets de canards qui font la ronde dans un bassin. Il pousse des petits cris. Il siffle. De sa bouche ne sont aucune parole. C’est un monde de rêve. Dès qu’il est temps de partir, les enfants protestent.

Et la musique ! Une musique qui vient de toutes parts autour de ce parc en plein milieu de la place Jules-Ferry. Des bars lancent la musique à fond pour le bonheur de leurs clients. Lorsqu’il n’y a pas un DJ, c’est un groupe qui se produit. Et c’est encore de la musique.

Il y a des dizaines d’années, mon pays la République Démocratique du Congo disposait d’une foire internationale où une grande gamme de jeux, des chenilles et des auto-tamponneuses attiraient les vacanciers.
Lors des premiers pillages de 1991, tout a été détruit. Dans cet espace vide se construit petit à petit des pavillons. Avec les jeux, le rêve a disparu.

Jacques MATAND’, République Démocratique du Congo

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Eh bien écoutez maintenant !

Un musicien en concert sur la place Jules-Ferry

Un musicien en concert sur la place Jules-Ferry

Très bonne ambiance sur la place Jules-Ferry au 7e jour du festival. Les expositions se poursuivent et plusieurs groupes livrent quelques concerts gratuits, au grand bonheur des Lorientais et des nombreux visiteurs prenant part à cette fête dans cet énorme village mélangeant plusieurs cultures. Ce n’est pas tous les jours que ça bouge autant à Lorient et mieux vaut en profiter.

Quelques dizaines de groupes se relaient dans les bars. Parmi eux : Mabon, Kroazhent, Ozan Trio, Marin’s Sabord, Shoepolishers, Ined Noz et bien d’autres. De petites foules se forment à chaque concert et se laissent bercer par les sons endiablés, mélangeant cornemuse, gaïta ou encore flûte, qui semblent les endormir, plutôt que les faire valser. Pas autant d’euphorie dansante comme cela l’aurait été au Congo, à l’occasion d’un tel rassemblement. La police interviendrait tous les soirs pour disperser les danseurs. Ici, visiblement, certains festivaliers préfèrent écouter ces musiques plutôt que de les danser.

A chacun sa façon de faire la fête…

Cédric Kalonji, Rép démocratique du Congo

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La lecture moins prisée que la musique

Peu de monde au quai du livre

Quai du livre

Peu de lecteur au quai du livre

Il n’y a pas beaucoup de monde au quai du livre. Alors que, les tentes de spectacles de musique font le plein. Le quai des livres s’étend sur près de cent mètres. Les 28 stands où les ouvrages sont exposés ne voient que quelques curieux. Au passage, ils feuilletent un ouvrage, une bande dessinée ou regardent une carte postale.

Pourtant, les livres exposés abordent des sujets variés. Cela va de la mythologie bretonne à l’art culinaire, en passant par l’ésotérisme, la poésie et autres romans qui traitent de l’amour. Un stand pratique des réductions de 50 %. Malgré cela, on achète peu de livres. Au passage, des musiciens s’installent et chantent devant un public d’une dizaine de personne. Ailleurs se sont des centaines de personnes qui se ruent pour des spectacles.

Devant les stands des dessinateurs, les jeunes sont plus intéressés. Ils y conduisent leurs parents et ceux qui les accompagnent. C’est soit pour acheter une BD, soit pour avoir une dédicace des dessinateurs présents sur place. Avec talent, ceux-ci dessinent pour chacun un personnage en quelques coups de pinceaux.

Sur ce quai, les maisons d’éditions font leur promotion. « Offrez une vie à vos écrits », peut-on lire au stand des Editions Bleu et Mer. Ces maisons expliquent leur travail, les avantages et garanties qu’elles offrent aux écrivains, etc. Elles présentent les œuvres déjà réalisées en expliquant le succès de certains d’entre elles.

Il n’y a pas que des ouvrages sur le quai des livres. Des CD y sont aussi exposés. Ils attirent davantage de public.

Lorsqu’il pleut, la tâche se complique davantage. Les livres ne font pas bon ménage avec l’eau. Et il n’est pas aisé de déplacer les piles de bouquins. Alors les exposants sortent des sacs en plastique pour les protéger et les mettre à l’abri de la pluie.

Jacques MATAND, République Démocratique du Congo

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Au fest-noz, les Frères Morvan ont mis le feu

Le fest noz

Des centaines de personnes dansent au fest-noz mardi soir

23 h 15, salle Carnot. On tourne en rond sur de la musique bretonne et on se concentre. Il s’agit du fest-noz qui a lieu dans le cadre du Festival interceltique de Lorient. L’air dans la salle est étouffant, la chaleur suffocante, mais on s’amuse. La danse actuellement pratiquée au milieu du gymnase ? « Alors moi, je m’y connais pas du tout, mais c’est sympa à voir », avoue Solange, bénévole au festival, « en revanche, je sais que les prochains artistes sont super ». 23 h 30, un coup d’œil sur le planning des artistes qui défileront sur scène ce soir. Une festivalière passe à côté de nous : « Franchement reste, ce sont des stars de quatre-vingts ans qui vont monter sur scène » dit-elle à une amie. Les stars de quatre-vingts ans s’appellent les Frères Morvan. Ces vieux paysans, âgés de 77 et 85 ans, cartonnent sur scène. Lorsqu’ils font leur entrée, le public fond vers la scène pour les acclamer, les photographier ou les filmer. Il semble s’agir du plus ancien “boys band” sur terre.

Geneviève et Jean habite à quelques mètres de la salle Carnot. Pourquoi ne dansent-ils pas ? « J’aurais aimé apprendre si j’étais plus jeune, mais là, on est plus dans l’âge », explique-t-elle en souriant. « Je ne suis pas là pour danser, je suis venue voir mes filles de 17 et 18 ans », explique Nicole, assise sur sa chaise. Martine, , revient de la piste de danse. En sueur et essoufflée, elle parle à une copine. « C’est très physique de danser comme ça ! ».

Sur la piste de danse se sont formés deux cercles. Les danseurs tous âges confondus se tiennent par la main et pratiquent un pas de danse très particulier. Jean-Charles quitte l’un des cercles. Ce professionnel de la danse bretonne n’habite plus à Lorient, mais revient chaque année au festival. Pour lui il ne s’agit pas seulement d’un plaisir de danser, « c’est un sentiment d’appartenance que je ressens ». Un sentiment d’appartenance qui semble dominer chaque soir au fest-noz du Festival interceltique.

Navina KADEN, Allemagne.

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Tous les bienvenus au Festival interceltique de Lorient

Touristes, commerçants, artistes invités, ils sont plus de 700 000 en moyenne tous les ans à se côtoyer dans les rues de Lorient dans une ambiance des plus festives. Cette affluence inhabituelle constitue une tribune pour des artistes pas toujours connus qui trouvent là une occasion d’exposer leur talent aux yeux des participants du festival de tous âges, et de plusieurs pays différents.

Parmi ces festivaliers un peu particuliers que l’on croise dans les rues bondées de Lorient, il y a un « homme-robot », couvert de peinture grise, effectuant des mouvements lents et laissant entendre un bruit strident, semblable à un frottement de métal rouillé à chaque fois qu’il entend le son d’une pièce de monnaie dans son chapeau.

Le vendeur de ballons gonflables fait lui aussi de bonnes affaires. Ses très jeunes clients semblent apprécier toutes les formes qu’il réalise en réunissant plusieurs ballons de couleurs différentes. Un chien vert et jaune pour un de ses clients qui s’en va en courant le montrer à ses parents et un palmier au tronc bleu et aux palmes vertes pour un autre qui, tout fier de sa nouvelle acquisition disparaît dans la foule en sautillant.

Un peintre brossant un portrait du "Che" les yeux bandés

Un peintre brossant un portrait du "Che" les yeux bandés

Si certains monnaient leurs « services », d’autres se contentent des applaudissements de l’assistance. C’est le cas ce peintre qui brosse un portrait du « Che » les yeux bandés.

Cédric Kalonji, Rép. démocratique du Congo

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Le festival: une famille qui nous accompagne

Claude Lasbleiz, en breton « tueur de loups », est un des nombreux bénévoles au Festival interceltique de Lorient. Cet ancien journaliste prend en charge ses confrères et s’occupe du bien-être des VIP. Au sujet des

Claude Lasbleiz et l'ancien directeur de la Nasa

Claude Lasbleiz et l'ancien directeur de la Nasa

VIP il se permettra une petite blague « les very important people, les VIP, les vieilles pies ». Tout au long de ses propos, Claude Lasbleiz est très passionné. Son emploi du temps est bien chargé, mais il ne s’en plaint pas, « Moi j’adore avoir durant dix jours pleins de petits détails à régler, ne serait-ce qu’indiquer le chemin à un festivalier ». Au quatrième jour de ce festival, Claude Lasbleiz a le sourire au lèvre, car les échos qu’il a entendu sont très positifs : « Le Ministre des finances du Pays de Galle a été très emballé. Malheureusement il n’aura que pu rester trois jours, mais pour lui le festival, ce sont également des retrouvailles ». Lors de l’entretien, il soulignera non seulement la nécessité de personnalités importantes, mais aussi celle des journalistes. « Ils sont primordial les journalistes sur le site du festival. Nous avions par exemple un journaliste canadien sur le site. Le fait qu’un jeune canadien gagne le concours de Pibroc’h, ça sera relaté par ce journaliste. Pour le festival c’est, absolument génial», dit-il avec plein d’enthousiasme. A coté de la gestion des relations presse et VIP, la mission de Claude Lasbleiz est la même que pour la plupart des bénévoles. « Il faut garder en bonne santé cet enfant qui est devenu adulte ». Est-ce que la mission est réussie au bout de quatre jours ? On dirait que oui. « En dépit du mauvais temps des premiers jours, on remarque une forte affluence, les gens se plaisent ici et, à mon avis, c’est une très bonne édition ». A ce sujet, il se souvient du défilé de la Grande Parade il y a quelques années. « Cette année là il pleuvait des chiens et des chats, comme dirait un écossais et la parade n’a pas été annulée. En revanche, ça a rapproché les gens. La parade défilait et le public applaudissait les différents groupes. Lorsque les bagadous ne jouaient pas, ce sont eux qui ont applaudi le public », raconte-t-il les yeux remplis de larmes. Mais ce n’est pas seulement cette anecdote qui émeut Claude Lasbleiz. Le festival, pour lui, c’est une famille qui l’accompagne depuis 38 ans.

Navina KADEN, Allemagne.

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Entrer dans la ronde !

Jacques le Congolais a dansé breton
Bspace Bretagne, danse bretonne

Espace Bretagne, danse bretonne

Au quatrième jour du 38e festival interceltique, l’espace Bretagne a vibré au rythme de sa musique.
Sur le podium, le groupe Arvest se produit. Quatre personnes sur scène pour un bonheur débordant. Des centaines de personnes sur la piste de danse pour faire des rondes de Loudéac, des gavottes, des cercles circassiens et tant d’autres. Je ne tiens plus sur mes jambes. J’observe ceux qui dansent et compte leurs pas en fonction de la musique. Au Congo dans la danse, le comptage n’existe pas, ce sont les mouvements qui importent. Et lorsqu’on danse, l’idéal est de danser comme les artistes dans leurs clips. Sur la piste, je crois être confondu aux autres danseurs, parce que dans une certaine mesure nous lançons les même pas.
Je croise des regards. Certains sont stupéfaits, d’autres restent discrets. On y va pour la ronde et la gavotte. Une dame ne se retient pas et demande : « Vous avez appris à danser où ? Vous avez suivi des cours de danse ? ». Je lui dis que mes premières leçons de danse bretonne n’ont qu’une dizaine de minutes. Elle continue, « Mais les Noirs ont le rythme dans le sang. Si tu veux apprendre, viens demain salle Carnot, il y a des cours de danse. ».
J’accepte le rendez-vous, par curiosité et pour la découverte.
Que dirait ma mère si elle apprenait que je fréquentais une école de danse ?
Dans mon pays, pas moins d’une dizaine de danses voient le jour chaque année. Et je les connais toutes, sans avoir suivi des cours.

Et voilà Jacques Matand au pays des Celtes ! Et là, il faut danser comme eux.
Les uns m’accordent leur attention, me parlent et cherchent à savoir d’où je viens. Les autres m’encouragent lorsque je m’arrête sur la piste pendant que les pas changent.

C’est là que j’ai senti la couleur de ma peau. Elle est noire. Elle se distingue sur cette piste pleine des peaux blanches. Nous sommes différents. Mais nous dansons les mêmes danses.

Jacques MATAND, RD Congo

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A la fête depuis sa fenêtre

« Je peux participer à la fête sans bouger de chez moi », c’est en ces termes que Françoise exprime son enthousiasme. Souriante, fine de taille, la quarantaine, cheveux gris, elle est née et a toujours vécu à Lorient. Elle habite au deuxième étage d’un immeuble de la place Jules-Ferry, épicentre du festival abritant des dizaines de stands dressés en circonstance, en plus des bars déjà existants. Des foules, il y en a en permanence pendant toute la durée du festival.

Françoise n’a rien contre le vacarme autour de chez elle jusqu’à des heures tardives. « C’est bruyant mais je profite bien de la vie et de l’ambiance… Je la vis depuis mon enfance et j’y suis habituée. J’ai participé à chacune des éditions et c’est toujours un moment de bonheur et de découvertes… Depuis ma fenêtre, je peux contempler le mouvement des passants et profiter de tous les airs de musique… » Durant cette période festive, son activité favorite c’est goûter aux plats traditionnels. Le poisson braisé au tonneau à l’ancienne est son mets préféré.

Des souvenirs du festival, elle en a en bon nombre. Cartes postales et timbres du Pays de Galles, vaisselle écossaise achetée à l’édition 2006 et aussi des bijoux des Asturies. Chaque année, elle met en location une de ses chambres et il y a toujours des preneurs. Cette année, un couple d’Anglais l’occupe.

Françoise ne peut pas imaginer Lorient sans le festival. Selon ses propres dires, sa ville ne vit vraiment que dix jours par an, au début du mois d’août. « C’est une fierté locale, l’occasion de recevoir des hôtes provenant de pays lointains et de faire parler de nous. Cela n’a pas de prix… »

Lorient va donc vivre et vibrer encore cinq jours. Ensuite, elle retrouvera son calme jusqu’à l’année prochaine à la même période.

Cédric Kalonji, Rép. Démocratique du Congo

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