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La parade, une celtitude à visages multiples

On naît Breton, on ne le devient pas ! C’est l’impression que projette, et de toutes parts, ce moment symbolique du 38e Festival interceltique : la parade.

Drapeaux celtes

Drapeaux celtes

Des foules en masse tout le long du parcours que devaient suivre les représentants des différentes nations celtes. Grisaille et pluie n’ont pas découragé les familles. Vêtues de leurs cirés, ils se sont agglutinés sur le chemin du cours de Chazelles et jusqu’au stade du Moustoir. Des habitués se sont même équipés de sièges pliables pour bien apprécier ce défilé qui a duré trois heures.

La voix d’un animateur, diffusée par des hauts-parleurs tout au long du trajet, présente les bagadoù, les danseurs, les délégations étrangères et leurs histoires respectives. En voyant arriver le premier groupe brandissant les drapeaux de toutes les nations celtes, la voix de l’animateur s’élève : « Nous devons être fiers de montrer notre patrimoine ».

Le dragon du pays de Galles, invité d’honneur cette année, ouvre la parade. Musiques, costumes et danses se conjuguent pour transporter les festivaliers. L’âme celte est présente sous toutes ses couleurs géographiques. Les airs joués par les bagadoù ponctuent ce défilé qui ne laisse pas indifférent.
Les délégations avancent le sourire aux lèvres dans une démarche joyeuse et rythmée par les bagadoù. Ils n’hésitent pas à répondre aux spectateurs ou même à se faire prendre en photos avec eux. Des jeunes filles s’amusent en dansant et emportent les festivaliers dans le tournoiement de leurs jupes aux couleurs chatoyantes. Même les enfants participent à la parade en petits costumes conçus juste pour eux. La parade est désormais cette manifestation familiale qui réunit les grands comme les petits mais aussi cette grande famille qu’est la diaspora celte.

Feriel Oumsalem, Algérie

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Le bagad Cap-Caval, champion 2008 des bagadoù

« Le champion des bagadoù première catégorie de Bretagne est le bagad Cap Caval… » Ces paroles du modérateur de la soirée hier au stade Moustoir, ont déclenché une effervescence dans la foule de plus de cinq mille personnes venues assister à la première des six Nuits magiques. Pour les 58 musiciens de ce groupe, c’est une consécration. Le bagad Cap Caval s’est présenté avec 21 cornemuses, 22 bombardes, des caisses claires et des percussions. Selon Hervé Le Floc’h, responsable des cornemuses du bagad, « ce sont 21 ans de travail qui viennent d’être recompensé. » Au sortir du stade, il n’a pas caché sa joie, et nous a présenté le fanion qui lui a été remis. Hervé Le Floc’h assure que les musiciens du groupe ont travaillé dur pour être à la hauteur des autres concurrents. Cap Caval remporte la victoire à quelques points devant Auray.
Signalons que le champion de la deuxième catégorie est le bagad Sonerien Bro Dreger de Perros-Guirec. Il accède ainsi à la première catégorie.

C’est quoi un bagad ?

Selon Lionel Edelin, secrétaire de bagad Sonerien Bro Dreger, « le bagad est un groupe d’environ trente et cinquante musiciens, parmi lesquels des sonneurs de cornemuses, bombardes, des caisses claires et autres percussions. » Les musiciens de bagad interprètent essentiellement des musiques traditionnelles bretonnes. Pendant l’exécution des musiques, un dirigeant, le pen-soner, veille au respect des mesures, ainsi qu’aux interventions des sonneurs et des percussions. Dans l’ensemble de la région bretonne on compte près de dix mille musiciens de bagad.

Jacques MATAND, RD Congo

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