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Le cabinet médical du FIL

Le docteur Yannick Le Marec, médecin bénévole du FIL

Le docteur Yannick Le Marec, médecin bénévole du FIL

Tout peut arriver en dix jours de festival. Pour prévoir… l’imprévu, le FIL a son propre cabinet médical, situé au premier étage du Palais des congrès. Depuis 23 ans (oui, oui !), Yannick Le Marec et Alain Hamelin y officient, bénévolement. Jovial, le Docteur Le Marec explique son engagement : « On aime la culture bretonne, alors… »

Assistés d’un kinésithérapeute et d’une infirmière, les deux médecins se partagent deux plages horaires : 12 h – 14 h et 18 h – 20 h. Usant de leur influence et de celle du festival auprès des laboratoires, ils disposent d’une pharmacie plutôt fournie qui leur permet de parer au plus pressé. « On a souvent des maux de gorge (dus au climat), des contractures, des entorses, des traumatismes légers…Plus le festival avance, plus la fatigue se fait sentir, surtout chez les danseurs et les chanteurs. »

À la question de savoir combien de temps il tiendront encore le cabinet : « On est là au moins jusqu’à la 40e édition. Après, on verra… Il y a d’autres choses à faire au festival ». Chapeau, docteurs !

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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Le festival: une famille qui nous accompagne

Claude Lasbleiz, en breton « tueur de loups », est un des nombreux bénévoles au Festival interceltique de Lorient. Cet ancien journaliste prend en charge ses confrères et s’occupe du bien-être des VIP. Au sujet des

Claude Lasbleiz et l'ancien directeur de la Nasa

Claude Lasbleiz et l'ancien directeur de la Nasa

VIP il se permettra une petite blague « les very important people, les VIP, les vieilles pies ». Tout au long de ses propos, Claude Lasbleiz est très passionné. Son emploi du temps est bien chargé, mais il ne s’en plaint pas, « Moi j’adore avoir durant dix jours pleins de petits détails à régler, ne serait-ce qu’indiquer le chemin à un festivalier ». Au quatrième jour de ce festival, Claude Lasbleiz a le sourire au lèvre, car les échos qu’il a entendu sont très positifs : « Le Ministre des finances du Pays de Galle a été très emballé. Malheureusement il n’aura que pu rester trois jours, mais pour lui le festival, ce sont également des retrouvailles ». Lors de l’entretien, il soulignera non seulement la nécessité de personnalités importantes, mais aussi celle des journalistes. « Ils sont primordial les journalistes sur le site du festival. Nous avions par exemple un journaliste canadien sur le site. Le fait qu’un jeune canadien gagne le concours de Pibroc’h, ça sera relaté par ce journaliste. Pour le festival c’est, absolument génial», dit-il avec plein d’enthousiasme. A coté de la gestion des relations presse et VIP, la mission de Claude Lasbleiz est la même que pour la plupart des bénévoles. « Il faut garder en bonne santé cet enfant qui est devenu adulte ». Est-ce que la mission est réussie au bout de quatre jours ? On dirait que oui. « En dépit du mauvais temps des premiers jours, on remarque une forte affluence, les gens se plaisent ici et, à mon avis, c’est une très bonne édition ». A ce sujet, il se souvient du défilé de la Grande Parade il y a quelques années. « Cette année là il pleuvait des chiens et des chats, comme dirait un écossais et la parade n’a pas été annulée. En revanche, ça a rapproché les gens. La parade défilait et le public applaudissait les différents groupes. Lorsque les bagadous ne jouaient pas, ce sont eux qui ont applaudi le public », raconte-t-il les yeux remplis de larmes. Mais ce n’est pas seulement cette anecdote qui émeut Claude Lasbleiz. Le festival, pour lui, c’est une famille qui l’accompagne depuis 38 ans.

Navina KADEN, Allemagne.

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Au Moustoir, sous la pluie, la folle nuit des bénévoles

Dans un quart d’heure, la “Nuit magique” No2 doit commencer. Mais la pluie ne cesse pas de tomber sur le stade du Moustoir depuis le matin. Plus d’une centaine de bénévoles veillent à les tous coins du stade, à la porte, dans les coulisses etc. Quelques-uns, sous la pluie, guident les festivaliers à leurs places, contrôlent les billets, accompagnent les groupes d’artistes.

Suivez un bénévole pour savoir comment sa journée se passe avec son équipe! Professeur de maths, Yann Bertrand vient de Paris. Depuis huit ans, il profite de son temps libre pour être bénévole au festival.

L’équipe de Yann se réunit pour revoir l’entrée des groupes d’artistes au spectacle du soir. Pendant dix jours au festival, Yann et des autres bénévoles n’ont qu’environ six heures de repos. Leur journée de travail ne se termine pas avant deux heures du matin. “Pourtant ça ne me dérange pas. Je suis très content d’être bénévole ici. Je suis disponile pour tout”, dit Yann.

15 h, à la cafétariat du lycée : L’équipe de Yann se réunit pour revoir l’entrée des groupes d’artistes au spectacle du soir. Pendant dix jours au festival, Yann et des autres bénévoles n’ont qu’environ six heures de repos. Leur journée de travail ne se termine pas avant deux heures du matin. “Pourtant ça ne me dérange pas. Je suis très content d’être bénévole ici. Je suis disponbile pour tout”, dit Yann.

Yann et les deux membres du groupe, Bertrand Renau et Delphine Stéphan, doivent se présenter au stade. Ils ont une petite réunion avec le responsable de l’équipe, Jean François Oyaux, et les groupes d’artistes. Tout doit être bien préparé avant le spectacle.

16 h, au stade du Moustoir : Yann et les deux membres du groupe, Bertrand Renau et Delphine Stéphan, doivent se présenter au stade. Ils ont une petite réunion avec le responsable de l’équipe, Jean François Oyaux, et les groupes d’artistes. Tout doit être bien préparé avant le spectacle.

La femme de Yann, Isabelle Myol, est déjà au stade. Elle est aussi bénévole au festival depuis dix ans. Elle est responsable d’interprètes. Ils attendent leur premier bébé. “Notre bébé est aussi bénévole à ce festival!”, dit elle avec la joie d’un future mère en se caressant le ventre.

La femme de Yann, Isabelle Myol, est déjà au stade. Elle est aussi bénévole au festival depuis dix ans. Elle est responsable d’interprètes. Ils attendent leur premier bébé. “Notre bébé est aussi bénévole à ce festival!”, dit elle avec la joie d’un future mère en se caressant le ventre.

Au festival de cette année, Yann participe à l’équipe sur le terrain et aide des étudiants de l’ESJ de Lille pendant leurs dix jours à Lorient. “Avant l’arrivée des étudiants étrangers de Lille, ma femme, Isabelle, m’a demandé si jétais disponible pour eux. J’ai dit “oui” tout de suite”.

Au festival de cette année, Yann participe à l’équipe sur le terrain et aide des étudiants de l’ESJ de Lille pendant leurs dix jours à Lorient. “Avant l’arrivée des étudiants étrangers de Lille, ma femme, Isabelle, m’a demandé si jétais disponible pour eux. J’ai dit “oui” tout de suite”.

Jean François Oyaux, responsable sur le terrain, a travaillé comme bénévole. Il est maintenant salarié au festival.

Jean François Oyaux, responsable sur le terrain, travaille comme bénévole.

La femme de Jean François Oyaux, Stéphanie, était aussi bénévole. La pluie n’a pas pu l’empêcher et leurs deux enfants d’arriver. Le fils fait beaucoup d’attention à ce que son père est en train de faire. La fille appelle “papa” chaque fois qu’elle voit Jean François.

La femme de Jean François Oyaux, Stéphanie, était aussi bénévole. La pluie n’a pas pu l’empêcher et leurs deux enfants d’arriver. Le fils fait beaucoup d’attention à ce que son père est en train de faire. La fille appelle “papa” chaque fois qu’elle voit Jean François.

Yann et les autres bénévoles font un dernier point.

19 h : Yann et les autres bénévoles font un dernier point.

Chacun note sur un carnet toutes les itineraires d’entrée des artistes au stade et aussi les numéros urgents des autres bénévoles.

Chacun note sur un carnet toutes les itinéraires d’entrée des artistes au stade et aussi les numéros urgents des autres bénévoles.

Le spectacle “Nuit magique” commence. La pluie ne cesse pas. Dans les coulisses, Yann est un peu inquiet. Aujourd’hui, à cause de la pluie, cinq groupes de danseurs doivent être annulés. “Il y a beaucoup d’imprévus. Ici, un groupe de danseurs écossais a dû annuler parce que ses instruments sont en bois et très chers. La pluie va les abîmer”, dit Yann. La durée du spectacle est raccourcie. Le programme est bouleversé.

22 h : Le spectacle “Nuit magique” commence. La pluie ne cesse pas. Dans les coulisses, Yann est un peu inquiet. Aujourd’hui, à cause de la pluie, cinq groupes de danseurs doivent être annulés. “Il y a beaucoup d’imprévus. Ici, un groupe de danseurs écossais a dû annuler parce que ses instruments sont en bois et très chers. La pluie va les abîmer”, dit Yann. La durée du spectacle est raccourcie. Le programme est bouleversé.

Le spectacle “Nuit magique” No2 se termine malgré tout avec succès. Les bénévoles remercient les artistes.

Minuit et demi : Le spectacle “Nuit magique” No2 se termine malgré tout avec succès. Les bénévoles remercient les artistes.

Exceptionnellement, une petite réunion s’improvise à la cafétaria avec Jean-Pierre Pichard, directeur général honoraire, et Hervé Jaouen, resposable du  stade, dresser le bilan d’une soirée mouvementée.

1 h : Exceptionnellement, une petite réunion s’improvise à la cafétaria avec Jean-Pierre Pichard, directeur général honoraire, et Hervé Jaouen, responsable du stade, dresser le bilan d’une soirée mouvementée. Tout le monde est épuisé, trempé mais le sourire est toujours permanent aux lèvres des bénévoles.

Tout le monde est épuisé, trempé mais le sourire est toujours permanent aux lèvres des bénévoles.

De gauche à droite : Jean François Oyaux ; Yann Bertrand ; Betrand Renau ; Delphine Stéphan ; Hervé Jaoune ; Cécile ; Jean-Pierre Pichard ; Thu Hà (ESJ de Lille).

Thu Hà TRAN, Vietnam

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Les bénévoles au Festival sont “une grande famille”

Chaque année, près de 750 bénévoles sont présents au Festival Interceltique de Lorient, l’un des plus grands festivals en France. Ils viennent de différentes régions, et même de l’étranger. Lors de la conférence de presse donnée à neuf étudiants étrangers de l’ESJ de Lille, le 2 août, Noël Couédel, directeur du Festival a relevé l’importance de leur rôle : «Nous ne sommes que neuf permanents tandis que les bénévoles sont plus de 700 chaque année. Ils ont fait le succès du festival ». Plusieurs postes de bénévoles sont proposés comme l’accueil, le contrôle, l’interprétariat, l’accompagnement, etc. Chacun peut choisir pour lui-même un poste adapté à ses capacités.

Isabelle Myol, 28 ans, Paris, responsable d’interprètes

Isabelle Myol

Isabelle Myol

« Je suis professeur d’espagnol. Je suis bénévole au festival depuis dix ans. Mon travail ici est de gérer mon équipe d’interprètes. Il faut le répartir dans chaque groupe d’artistes étrangers. Si quelqu’un rencontre une difficulté, nous sommes là pour l’aider.
Nous sont trente-deux interprètes. Le plus souvent, nous parlons espagnol ou anglais. Quelques-uns maîtrisent quatre ou cinq langues. Pendant l’année, nous sommes étudiants ou salariés. Au festival, j’ai l’occasion de rencontrer des gens qui viennent de différents pays, de pratiquer leur langue, de mieux connaître leur culture.
Etre bénévole au festival, ce n’est pas difficile. Il faut avoir de la générosité et de la volonté. Tout le monde peut s’inscrire par Internet. Les repas et les boissons nous sont offerts mais nous devons assurer notre hébergement ».

Stéphanie Le Brazidec, 22 ans, Pontivy, interprète d’espagnol

Stéphanie Le Brazidec

Stéphanie Le Brazidec

« Je suis revenue d’Espagne pour le festival. Mon copain, qui est bénévole depuis longtemps, m’a proposé de m’inscrire. Je ne suis ici que depuis trois jours. Je rigole tout le temps. C’est génial. Le festival sera vraiment splendide si la pluie cesse. Pour être bénévole, il faut être sociable, ouverte, disponible, aimer la fête et la culture. Je reviendrai certainement l’année prochaine ».

Yann Bertrand, 34 ans, Paris, bénévole sur le terrain

Yann Bertrand

Yann Bertrand

« En tant que professeur de maths, j’ai du temps libre pendant les vacances. J’en profite pour être bénévole au festival. La première fois, en 2001, j’ai été chargé de l’accueil des visiteurs. Je leur présentais le programme. L’année suivante, j’ai demandé à être membre de l’équipe sur le terrain. Je n’ai raté aucun festival depuis huit ans. J’adore ce travail. J’étais aussi bénévole dans quelques autres festivals comme à Rennes et à Paris.
Ici, j’ai des contacts avec des artistes venus de différents pays celtes. J’adore la musique celte. Je joue de la guitare et des percussions. Ce soir, je serai au stade du Moustoir et guiderai les artistes à l’entrée du stade, pendant le grand spectacle de la Nuit Magique ».

Nolwenn Lamour, 22 ans, Lorient, interprète d’anglais

Nolwenn Lamour

Nolwenn Lamour

« J’ai un très bon contact avec mon groupe écossais depuis quatre ans. Je les rencontre chaque année au festival. J’ai de très beaux souvenirs avec mes amis écossais. Ils sont très gentils et très agréables. L’année dernière, j’ai pleuré quand ils sont partis. J’espère souvent les rencontrer aux festivals suivants.
J’apprends l’anglais depuis onze ans. Etre bénévole m’aide beaucoup à pratiquer la langue et à communiquer avec les autres.
Le travail ici est un peu fatigant. Nous avons environ six heures de repos chaque jour. Mais ce n’est pas grave parce que le festival ne dure que dix jours. Le plus important, c’est de rencontrer mes amis et d’apporter ma bonne volonté ».

Marie-Thèrèse Peuron, 67 ans, Lorient, bénévole aux jeux bretons

Marie-Thérèse Peuron

Marie-Thérèse Peuron

« J’habite à Lorient mais c’est la première fois que je suis bénévole. C’est ma voisine, Madame Blandore, qui m’a demandé de participer au festival avec elle. Depuis que je suis à la retraite, je me suis occupée de mes petits-enfants. Maintenant, ils sont plus grands et je suis ici. Le travail m’apporte la joie de vivre ».

Delphine Stéphan, 34 ans, Brest, bénévole sur le terrain

Delphine Stéphan

Delphine Stéphan

« Je suis professeur de maths. J’aime bien ce travail, le bénévole. La première fois, en 2005, j’étais interprète d’anglais. En 2006, je n’ai pas pu participer au festival parce que je suis partie en vacances avec ma famille. En 2007, je suis revenue au festival comme bénévole sur terrain.
Le festival est une bonne occasion de rencontrer des artistes, de faire connaissance avec les autres. Je trouve l’ambiance très chaleureuse entre les membres de mon équipe. Nous sommes une grande famille ».

Bertrand Renau, 31 ans, bénévole sur le terrain

Bertrand Renau

Bertrand Renau

« Depuis trois ans que je suis au festival en tant que bénévole sur le terrain. Je croisse beaucoup d’autres bénévoles et des gens de culture différente. Mon équipe se réunit souvent après chaque événement pour boire un verre. Ce soir, j’étais un peu inquiet parce que la pluie a raccourci la durée de la « Nuit Magique ». Cinq groupes de danseurs ont dû être annulés. Heureusement, tout s’est finalement bien passé ».

Maurice Jean, 68 ans, Lorient, contrôleur

Maurice Jean

Maurice Jean

« Je suis bénévole depuis longtemps. Moi, comme les autres, nous sommes heureux d’y apporter notre contribution au festival. Je trouve l’ambiance très joyeuse ».

Thu Hà TRAN, Vietnam

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