Le village solidaire, à côté de l’Espace marine, montre toutes les facettes du développement durable. Vous pourrez ainsi découvrir des produits de ménage écologiques, des bijoux faits de verre recyclé et même des toilettes sèches. En matière de commerce équitable, les différents stands vous permettront de faire connaissance avec une gamme de produits très riche et variée issue le commerce équitable. L’aventure village solidaire ne s’arrête pas là. Tous les jours ont lieu différentes manifestations, par exemple sur la citoyenneté et les droits de l’homme et divers concerts, comme l’accordéon expérimental ou des contes musicaux pour enfants, pour vous divertir.
Des centaines de personnes dansent au fest-noz mardi soir
23 h 15, salle Carnot. On tourne en rond sur de la musique bretonne et on se concentre. Il s’agit du fest-noz qui a lieu dans le cadre du Festival interceltique de Lorient. L’air dans la salle est étouffant, la chaleur suffocante, mais on s’amuse. La danse actuellement pratiquée au milieu du gymnase ? « Alors moi, je m’y connais pas du tout, mais c’est sympa à voir », avoue Solange, bénévole au festival, « en revanche, je sais que les prochains artistes sont super ». 23 h 30, un coup d’œil sur le planning des artistes qui défileront sur scène ce soir. Une festivalière passe à côté de nous : « Franchement reste, ce sont des stars de quatre-vingts ans qui vont monter sur scène » dit-elle à une amie. Les stars de quatre-vingts ans s’appellent les Frères Morvan. Ces vieux paysans, âgés de 77 et 85 ans, cartonnent sur scène. Lorsqu’ils font leur entrée, le public fond vers la scène pour les acclamer, les photographier ou les filmer. Il semble s’agir du plus ancien “boys band” sur terre.
Geneviève et Jean habite à quelques mètres de la salle Carnot. Pourquoi ne dansent-ils pas ? « J’aurais aimé apprendre si j’étais plus jeune, mais là, on est plus dans l’âge », explique-t-elle en souriant. « Je ne suis pas là pour danser, je suis venue voir mes filles de 17 et 18 ans », explique Nicole, assise sur sa chaise. Martine, , revient de la piste de danse. En sueur et essoufflée, elle parle à une copine. « C’est très physique de danser comme ça ! ».
Sur la piste de danse se sont formés deux cercles. Les danseurs tous âges confondus se tiennent par la main et pratiquent un pas de danse très particulier. Jean-Charles quitte l’un des cercles. Ce professionnel de la danse bretonne n’habite plus à Lorient, mais revient chaque année au festival. Pour lui il ne s’agit pas seulement d’un plaisir de danser, « c’est un sentiment d’appartenance que je ressens ». Un sentiment d’appartenance qui semble dominer chaque soir au fest-noz du Festival interceltique.
Dewi Pajot est originaire de Quimperlé dans la région de Bretagne. Issu d’une famille de trois enfants dont il est l’ainé, il détient une maîtrise en économie, un diplôme en sciences politiques, un autre en français langue étrangère. A Prague où il est installé, ce Breton travaille à l’ambassade de France au service des affaires culturelles.
Malgré sa passion pour l’économie et le sens des affaires, Dewi Pajot passera quelques temps au conservatoire pour apprendre la clarinette, se perfectionner dans la bombarde et autres instruments à vent. Avec ce souffle dans les tripes, il baigne dans le chant. Agé de trente ans, Dewi chante en breton et en français. Son premier contact avec la musique s’est fait à l’âge de cinq ans. Depuis il y est resté. Il partage ainsi son temps entre ses occupations à l’ambassade et la musique. Il affirme que « ce qui au départ était une passion s’est transformé en métier. » A la question de savoir d’où lui est venu le goût de la musique, il répond : « Je ne sais pas.C’est venu comme l’envie de pisser ! ».
A Prague, Dewi Pajot est depuis neuf ans dans le groupe Bran, dont il est le porte-parole et le manager.
Malgré la distance qui le sépare de la Bretagne, il reste attaché à ses racines. A chaque festival Dewi revient dans sa région. Cette année, il y est présent avec six musiciens. A leur actif, quatre albums qui sont présentés à chaque prestation. Ce fils de Quimperlé nourrit une ambition particulière pour sa carrière qu’il resume bien : « Mon ambition c’est de jouer, jouer et encore jouer ; faire plaisir et faire danser. »