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Dansons irlandais !

Jeudi 7 août à l’Espace Marine, le début de l’après-midi est dédié aux musiques et danses des pays Celtes : Irlande, Asturies et Ecosse. Ce sont les Irlandais qui ouvrent le spectacle avec les musiques de leur pipe-band. Temps pluvieux mais ambiance bien chaleureuse dans la salle assez comble.

Après des airs qui ont installé le public dans les vallées d’Irlande, place à la danse. Les spectateurs ont vu défiler quelques groupes de danseurs offrant un éventail des différentes danses irlandaises. Des pas rapides, des mouvements dynamiques et enjoués ponctués de coups de claquettes.

Le parquet de la scène a vibré sous les pas des danseurs irlandais ravis de communiquer au public les joies de leurs danses.

Feriel Oumsalem, Algérie

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Au fest-noz, les Frères Morvan ont mis le feu

Le fest noz

Des centaines de personnes dansent au fest-noz mardi soir

23 h 15, salle Carnot. On tourne en rond sur de la musique bretonne et on se concentre. Il s’agit du fest-noz qui a lieu dans le cadre du Festival interceltique de Lorient. L’air dans la salle est étouffant, la chaleur suffocante, mais on s’amuse. La danse actuellement pratiquée au milieu du gymnase ? « Alors moi, je m’y connais pas du tout, mais c’est sympa à voir », avoue Solange, bénévole au festival, « en revanche, je sais que les prochains artistes sont super ». 23 h 30, un coup d’œil sur le planning des artistes qui défileront sur scène ce soir. Une festivalière passe à côté de nous : « Franchement reste, ce sont des stars de quatre-vingts ans qui vont monter sur scène » dit-elle à une amie. Les stars de quatre-vingts ans s’appellent les Frères Morvan. Ces vieux paysans, âgés de 77 et 85 ans, cartonnent sur scène. Lorsqu’ils font leur entrée, le public fond vers la scène pour les acclamer, les photographier ou les filmer. Il semble s’agir du plus ancien “boys band” sur terre.

Geneviève et Jean habite à quelques mètres de la salle Carnot. Pourquoi ne dansent-ils pas ? « J’aurais aimé apprendre si j’étais plus jeune, mais là, on est plus dans l’âge », explique-t-elle en souriant. « Je ne suis pas là pour danser, je suis venue voir mes filles de 17 et 18 ans », explique Nicole, assise sur sa chaise. Martine, , revient de la piste de danse. En sueur et essoufflée, elle parle à une copine. « C’est très physique de danser comme ça ! ».

Sur la piste de danse se sont formés deux cercles. Les danseurs tous âges confondus se tiennent par la main et pratiquent un pas de danse très particulier. Jean-Charles quitte l’un des cercles. Ce professionnel de la danse bretonne n’habite plus à Lorient, mais revient chaque année au festival. Pour lui il ne s’agit pas seulement d’un plaisir de danser, « c’est un sentiment d’appartenance que je ressens ». Un sentiment d’appartenance qui semble dominer chaque soir au fest-noz du Festival interceltique.

Navina KADEN, Allemagne.

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En Chine comme au Congo, l’identité culturelle en phase d’extinction !

Ambiance de fête

Ambiance de fête

Le 38e festival interceltique célèbre l’identité culturelle. Cette année le Pays de Galles est à l’honneur. Les costumes et instruments de musique font revivre les cultures celtiques. Par comparaison, Chi s’attriste de ce que devient son pays. Cette étudiante chinoise assiste au festival avec un double regard : celui du journaliste qui observe les faits, les spectacles et autres activités culturelles, mais aussi celui d’une Chinoise qui regrette la perte de son identité. « Je me demande si aujourd’hui les Chinois ont une identité culturelle » s’interroge- t-elle avec chagrin. « Nous avons perdu notre identité culturelle, surtout dans les grandes villes ». Face à l’évolution technologique, Chi trouve que la Chine est plus portée vers les innovations, les nouveautés au détriment de sa culture. Dans la plupart des spectacles, il faut de plus de l’innovation.
Avant de se lancer dans le journalisme, elle a travaillé en Chine dans l’organisation des festivals. « Dans mon pays, lorsqu’il y a un festival, il ne faut pas présenter aux gens leur culture, plutôt chercher quelque chose de nouveau qui puisse les attirer et les impressionner. Sinon personne ne viendra » explique-t-elle avec amertume.
Chi regrette que le peu de festival chinois aient perdu de leur côté festif. Des festivals qui ne durent d’ailleurs que deux heures.
L’ambiance du Festival interceltique la rend aussi amère. Cette ambiance où les festivaliers parlent avec des inconnus et font la fête est difficile à trouver dans son pays. « Ici il y a de l’ambiance, les gens se parlent, ils sont venus pour s’amuser. Dans mon pays, il faut chercher comment créer l’ambiance pour que les gens se sentent à l’aise, se parlent. En Chine, les gens ne se parlent plus du tout ». Chi, craint une disparition prochaine de la culture chinoise et de ses traits spécifiques. « On voit des photos sur la Chine, mais ce n’est pas la culture chinoise. » précise t-elle. « Et ce n’est pas parce qu’on se photographie en France qu’on présente la culture française. Ce n’est pas parce que des photos présentent la Chine que l’on est en face de la culture chinoise. ». Chi est de plus en plus attristée de constater qu’en Chine, « les conservatoires ne s’intéressent pas à la musique chinoise. Ils ne s’intéressent pas à cette musique comme élément culturel, plutôt parce les étrangers l’apprécient ».
Ce festival aura laissé en Chi le goût amer de sa Chine en perte de vitesse culturelle face à l’avancée technologique qui repousse davantage le passé vers les oubliettes. Sentiment partagé également par beaucoup d’Africains qui sentent que l’Afrique est en phase de perte de ses repères culturels. En République Démocratique du Congo par exemple, très peu de jeunes s’intéressent à leur origines.

Jacques MATAND, République Démocratique du Congo

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Au cours de danse…

Malgré les mêmes pas de danse est-on différent?

En marge du festival, des cours de danses sont organisés. Objectif : apprendre aux néophytes comment exécuter quelques pas. Début des cours avec les danses bretonnes. Très vite sur la piste je retrouve mes repères. J’ai droit à une vidéo gratuite. La demoiselle qui m’avait filmé me dira qu’elle avait apprécié notre duo. Voilà pourquoi elle nous avait filmé. Comme si il était étrange qu’un Noir apprenne à danser breton. Une fois de plus, je suis le seul noir sur la piste à apprendre la danse. Une dame de ma couleur nous observait. Au fait, j’ai eu la même réaction à Kinshasa, le jour où j’ai vu un blanc danser le « ndombolo » congolais.

Jacques MATAND, RD Congo

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