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Hommage à Xavier Grall

Plus de vingt-cinq ans après sa disparition, le travail de Xavier Grall est présenté pour la première fois au 38e festival interceltique ce vendredi 8 août au Grand théâtre de Lorient. Xavier Grall est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages de poésie et de romans, ainsi que de chroniques de presse. Ce poète breton est méconnu en Bretagne. Le spectacle présentera ses œuvres sur une musique de Frédérique Lory et une mise en scène de Jean-Michel Fournereau. Selon Frédérique Lory, « les textes de cet auteur méritent d’être présentés. Ils parlent de l’homme, de la foi et de la nature. Ses textes ont du rythme, il a une écriture lyrique avec une gamme variée dans sa façon de dire et un cœur qui chante ».
Il aura fallu attendre près d’un quart de siècle pour qu’un hommage soit rendu à ce fils de la Bretagne par le Festival interceltique de Lorient. Xavier Grall, quoiqu’il ne soit plus de cette terre, peut revivre à travers ses œuvres et être connu des générations futures à travers la pérénisation de la culture celte.

Jacques MATAND, République Démocratique du Congo

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En Chine comme au Congo, l’identité culturelle en phase d’extinction !

Ambiance de fête

Ambiance de fête

Le 38e festival interceltique célèbre l’identité culturelle. Cette année le Pays de Galles est à l’honneur. Les costumes et instruments de musique font revivre les cultures celtiques. Par comparaison, Chi s’attriste de ce que devient son pays. Cette étudiante chinoise assiste au festival avec un double regard : celui du journaliste qui observe les faits, les spectacles et autres activités culturelles, mais aussi celui d’une Chinoise qui regrette la perte de son identité. « Je me demande si aujourd’hui les Chinois ont une identité culturelle » s’interroge- t-elle avec chagrin. « Nous avons perdu notre identité culturelle, surtout dans les grandes villes ». Face à l’évolution technologique, Chi trouve que la Chine est plus portée vers les innovations, les nouveautés au détriment de sa culture. Dans la plupart des spectacles, il faut de plus de l’innovation.
Avant de se lancer dans le journalisme, elle a travaillé en Chine dans l’organisation des festivals. « Dans mon pays, lorsqu’il y a un festival, il ne faut pas présenter aux gens leur culture, plutôt chercher quelque chose de nouveau qui puisse les attirer et les impressionner. Sinon personne ne viendra » explique-t-elle avec amertume.
Chi regrette que le peu de festival chinois aient perdu de leur côté festif. Des festivals qui ne durent d’ailleurs que deux heures.
L’ambiance du Festival interceltique la rend aussi amère. Cette ambiance où les festivaliers parlent avec des inconnus et font la fête est difficile à trouver dans son pays. « Ici il y a de l’ambiance, les gens se parlent, ils sont venus pour s’amuser. Dans mon pays, il faut chercher comment créer l’ambiance pour que les gens se sentent à l’aise, se parlent. En Chine, les gens ne se parlent plus du tout ». Chi, craint une disparition prochaine de la culture chinoise et de ses traits spécifiques. « On voit des photos sur la Chine, mais ce n’est pas la culture chinoise. » précise t-elle. « Et ce n’est pas parce qu’on se photographie en France qu’on présente la culture française. Ce n’est pas parce que des photos présentent la Chine que l’on est en face de la culture chinoise. ». Chi est de plus en plus attristée de constater qu’en Chine, « les conservatoires ne s’intéressent pas à la musique chinoise. Ils ne s’intéressent pas à cette musique comme élément culturel, plutôt parce les étrangers l’apprécient ».
Ce festival aura laissé en Chi le goût amer de sa Chine en perte de vitesse culturelle face à l’avancée technologique qui repousse davantage le passé vers les oubliettes. Sentiment partagé également par beaucoup d’Africains qui sentent que l’Afrique est en phase de perte de ses repères culturels. En République Démocratique du Congo par exemple, très peu de jeunes s’intéressent à leur origines.

Jacques MATAND, République Démocratique du Congo

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Après le passage de la « tornade », la place Jules-Ferry retrouve son calme

Les rues bondées la veille sont désertes
Pendant le 38e festival interceltique, la place Jules-Ferry change de visage selon que l’on est le jour ou la nuit. Le matin, les rues sont presques désertes, la plupart des bars fermés. Les stands de Kebab fermés, pas moyen de s’en offrir un. Un vendeur, indique que « la vie ne va pas tarder à reprendre. D’ici la mi-journée, tout sera ouvert. »
Dans un salon de coiffure, une coiffeuse prend soin de son client. Pas d’autres en attente. Au coin de la rue, un groupe de jeunes allongés sur le pavé font la manche.

Le parc d’attraction pour enfant est vidé d’occupants. On entend à peine les cris des enfants. Les bans publics sont déserts. Un peu plus loin, les stands de vente de tee-shirts et casquettes du festival sont encore fermés. Il est 10 h passé. Non loin du palais des congrès, un stand est ouvert. On peut s’y approvisionner en gateau, chocolats et kouignettes.
Quels contrastes ! La veille et jusque tôt ce matin, les festivaliers se bousculaient. La circulation dense, les musiques à fond, et danses à volonté, danses bretonne ses rondes ou danses plus métissées avec des touches rock, rap ou jazz.

Après le passage de la tornade festivalière, la vie reprend doucement. Les bureaux de l’hôtel de police sont ouvert. Mais, le palais de congrès reçois déjà ses premiers venus, ils se dirigent vers l’auditorium pour le master class ( séance d’information et de pratique musicale). Les festivaliers attendent le temps de force pour une nouvelle journée. « Le festival est long et populaire. » Ce qui fait penser à une phrase de feu le président de la République Démocratique du Congo Laurent Désiré Kabila qui déclara face à l’agression étrangère, « la guerre sera longue est populaire ».

Jacques MATAND, RD Congo

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Economiste, politologue et musicien à part entière

Dewi Pajot en scène

Dewi Pajot en scène

Une passion qui se transforme en métier.

Dewi Pajot est originaire de Quimperlé dans la région de Bretagne. Issu d’une famille de trois enfants dont il est l’ainé, il détient une maîtrise en économie, un diplôme en sciences politiques, un autre en français langue étrangère. A Prague où il est installé, ce Breton travaille à l’ambassade de France au service des affaires culturelles.

Malgré sa passion pour l’économie et le sens des affaires, Dewi Pajot passera quelques temps au conservatoire pour apprendre la clarinette, se perfectionner dans la bombarde et autres instruments à vent. Avec ce souffle dans les tripes, il baigne dans le chant. Agé de trente ans, Dewi chante en breton et en français. Son premier contact avec la musique s’est fait à l’âge de cinq ans. Depuis il y est resté. Il partage ainsi son temps entre ses occupations à l’ambassade et la musique. Il affirme que « ce qui au départ était une passion s’est transformé en métier. » A la question de savoir d’où lui est venu le goût de la musique, il répond : « Je ne sais pas.C’est venu comme l’envie de pisser ! ».

A Prague, Dewi Pajot est depuis neuf ans dans le groupe Bran, dont il est le porte-parole et le manager.
Malgré la distance qui le sépare de la Bretagne, il reste attaché à ses racines. A chaque festival Dewi revient dans sa région. Cette année, il y est présent avec six musiciens. A leur actif, quatre albums qui sont présentés à chaque prestation. Ce fils de Quimperlé nourrit une ambition particulière pour sa carrière qu’il resume bien : « Mon ambition c’est de jouer, jouer et encore jouer ; faire plaisir et faire danser. »

Jacques MATAND, RD Congo

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