Guichets fermés ce jeudi 7 août à l’Espace Marine au concert du groupe irlandais Chieftains, conduit par le
grand Paddy Moloney. Petite taille certes, mais immense musicien. Comme le dit un proverbe africain « la force et l’énergie se concentre en un petit corps ».
Seul douze journalistes ont obtenu droit d’être en salle. Dehors, beaucoup d’autres personnes sont privées d’accès. Des discussions éclatent avec les bénévoles à la barrière de l’entrée. Difficile de se faire comprendre auprès d’une dizaine de personnes qui entendent au loin des applaudissements qui proviennent de la salle.
La salle est pleine comme un œuf. Près de quatre milles personnes. « Les Chieftains sont connus et attendus », affirme un monsieur d’une soixantaine d’années.
Chansons et morceaux de musique se succèdent pendant plus de deux heures dans une ambiance quasi-religieuse, seulement rompue à la fin de chaque morceau par un tonnerre d’applaudissements et des ovations.
Des têtes bougent de gauche à droite, des mains claquent au rythme de la musique. Sur le plancher, les pieds battent la mesure. Des danseurs irlandais sur la scène font des claquettes avec virtuosité.
Le public communie avec les artistes qui improvisent. Alyth, l’une des chanteuses des Chieftains, est accompagnée dans la chanson « ce n’est qu’un au revoir ». Les langues ne font pas la différence. Elle chante en gaélique. Dans la salle, certains l’accompagnent dans cette langue, d’autres en français. Au tour des instrumentistes, Paddy Moloney au tin-whistle et au uillean-pipe, les joueurs de bodhran, de l’harpe, du violon, à tour de rôle, chacun exécute son morceau, le public reconnait chaque changement de tempo, et bat la mesure ou applaudit.
A l’intermède, des gens se dirigent vers Alyth qui vend ses CD et donne des autographes. A la fin du spectacle, surprise ! Les Chieftains sont accompagnés par le bagad d’Auray. Des dizaines de personnes se lèvent et dansent dans les allées. La soirée tend à sa fin. Le public a droit à une ronde offerte par les danseurs d’Auray. Le public danse devant la scène. Après le dernier morceau annoncé par Paddy Moloney, la salle continue de le réclamer sous une pluie sans fin d’applaudissements. Les Chieftains reviennent et saluent. Le concert prend fin.
« Ce n’est qu’un au revoir ».
Jacques MATAND’, République Démocratique du Congo
