L’Asturien, Lisardo Lombardia est à la tête du Festival interceltique de Lorient. Mardi 5 août, nous avons pu interviewer ce nouveau directeur général, qui a pris son poste depuis l’an dernier.
Originaire de l’une des deux régions celtiques d’Espagne (1), Lisardo Lombardia n’est pas un « étranger » au festival. La premier fois qu’il a travaillé avec la délégation du Festival interceltique, c’était en 1985. Il a été pendant vingt-deux ans membre du comité organisateur du festival et délégué des Asturies.
Avec cette relation étroite, il n’a pas pu refuser de prendre la suite de Jean-Pieere Pichard, l’ancien « géant » du festival, qui lui a cédé sa place de directeur général.
« Etre le directeur d’un festival, c’est clairement devoir réagir avec beaucoup de maturités», dit-il.
D’abord, il doit s’occuper des projets. Puis, connaître ce qui se passe dans les différents pays celtiques. Troisièmement, établir des coordinations pour que le festival marche bien.
« Je ne suis pas venu ici seulement pour gérer les organisations en tant qu’entrepreneur », explique-t-il. Pour lui, le festival est d’abord un projet, une chance culturelle, une fierté de l’héritage celtique.
Ouverture et espérance
Quel changement ce nouveau directeur apportera-t-il au festival ? « Vieil homme » de la culture, il ne veut pas faire la « révolution », mais organiser un festival plus « ouvert ».
Pour sélectionner les artistes, il voyage beaucoup, en Bretagne ainsi qu’à l’étranger. Il les écoute, les suit, assiste à leurs concerts et tient compte des réactions des spectateurs. « Les nouveaux créateurs sont toujours des gens de talent. Nous en cherchons en Bretagne et à l’extérieur. On en trouve beaucoup. »
C’est ainsi que les festivaliers de Lorient peuvent connaître de nouvelles musiques. En plus, cette ouverture à d’autres pays lui apporte des contacts avec des institutions capables de s’investir dans de festival.
En tant que directeur général d’une fête à la fois régionale, nationale et internationale, il est fier de ce qu’il a fait. D’après lui, le festival est plus qu’un festival, c’est d’abord une excellente équipe capable de réagir vite. « Notre objectif : être très attentif à tout ce qui se passe, donner des projets aux nouvelles générations. »
Aujourd’hui alors que le Festival interceltique est très connu en Espagne, son pays natal, Lisardo Lombardia exprime quand même un regret : il voudrait trouver de l’argent pour couvrir le Stade de moustoir, pour que la pluie ne noie plus les « Nuits magiques ».
(1) Les deux régions celtiques d’Espagne : les Asturies et la Galice
ZHANG Chi, Chine
