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Couleurs d’épaves complètent les couleurs de la musique

Existe-t-il un lien entre les épaves et l’art surréaliste ? Jean-Pierre Dupuich dirait que oui. Pendant deux ans, il a parcouru la Bretagne, cherchant à photographier tous les détails des anciens bateaux, pour redonner des couleurs aux épaves « en fin de vie ».

Couleurs d’Epave

Jean-Pierre Dupuich devant son exposition: Couleurs d’Epave

Jean-Pierre Dupuich zoome sur leurs couleurs, leurs lieux de «naissance» et leur «nom». « Depuis longtemps, des artistes contemporains m’ont contacté, pour avoir le droit de peindre mes photos », raconte ce directeur du marketing, aujourd’hui retraité, qui se consacre à la photographie.

Depuis le début du Festival interceltique, Jean-Pierre Dupuich offre une exposition devant le Palais des Congrès de Lorient. « J’expose mes photos de bateaux en Bretagne, pour que les gens ne les oublient pas », dit Jean-Pierre Dupuich. « Parfois des petits élèves viennent la visiter, pour connaître ainsi un peu histoire des bateaux, aujourd’hui coulés, brûlés, broyés, échoués notamment au cimetière des bateaux de Kerhervy, près de Lanester ».

Coopération de deux amateurs

Les oeuvres des deux amateurs sont vendues au Festival interceltique

Couleurs d'Epaves et Ambiances et Couleurs Marines sont vendus au Festival interceltique, au quai du livre.

Un jour, Charlotte Louf, un femme médecin du Nord, visite l’exposition. Trois jours après, elle revient avec des poèmes écrits pour les photos. « C’est ainsi qu’est né le livre Couleurs d’Epaves », dit Jean-Pierre Dupuich, « un livre de deux amateurs ! »

Les expositions sont aujourd’hui destinées aux personnes qui ne pourront jamais acheter le livre. « Il est un peu cher », dit Jean-Pierre Dupuich.
Ce livre a eu de nombreux lecteurs en Bretagne. 3 000 exemplaires ont été vendus par au moins 250 librairies de Bretagne, et des expositions sont toujours organisées dans différents lieux : bibliothèques, médiathèques, espaces culturels…

Deuxième livre Ambiances & Couleurs Marines venant d’été publié il y a dix jours, les deux auteurs veulent continuer à travailler ensemble. Sur quel sujet ? « C’est un secret ! » chuchote Jean-Pierre Dupuich, avec un petit sourire malin. A peine consent-il à dire que le prochain livre sera consacré à l’humanité et à la culture.

Couleurs d’Epaves, J.P. Dupuich / Ch. Louf, 35euros

ZHANG Chi, Chine

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Le korrigan du quai

« Je dors peu. Il y a beaucoup de choses intéressantes à faire… ». La voix est basse, le ton posé. Dans le regard bleu semblent tourbilloner les mystères et les légendes celtiques. Ne sommes-nous pas au pays des

François Plisson, auteur de bandes dessinnées

François Plisson, auteur de bandes dessinnées

elfes, des korils et des poulpikans ? Vues sous cet angle, les grandes oreilles de François Plisson paraissent… normales.

Sur le Quai des livres, il tient son stand tout seul. Amusé, son voisin confie qu’il attire beaucoup de monde, surtout les enfants. « Ils traînent leurs parents jusqu’au stand et n’hésitent pas à lui demander “ce sont des vraies ?” ». Il faut dire que ses prothèses en latex font plus vraies que nature…

Le stand des Editions de la Fibule

Lorsque vous achetez un livre, armé de ses pinceaux et de sa palette de gouache, il vous dessine un korrigan malicieux  qui paraît prêt à bondir sur vos genoux et à vous tirer la langue. « Ça fait trois ans que je viens au festival et j’aime bien. J’aime la Bretagne ».

Louveteau, puis scout, François Plisson a sillonné la région. Son imaginaire d’enfant s’est nourri des bruits de la forêt, de la mer, de la nuit. « Il fallait marcher pour prendre le relais (des gardes). Les grands ducs nous suivaient du regard, les arbres craquaient, le vent dans les feuilles… ». Le petit garçon a peur. Et son imagination est fertile. « C’est un processus normal. On se réfugie dans l’imaginaire pour se protéger parfois, s’isoler, s’évader du quotidien ».

Rien de surprenant à ce que la première collection de sa propre maison d’édition, Les éditions de la Fibule, parlent de légendes : Les korrigans d’Elidwenn. Il est facile de passer des heures avec François Plisson. Il parle de son travail avec passion.

Visitez le site de François Plisson.

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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La lecture moins prisée que la musique

Peu de monde au quai du livre

Quai du livre

Peu de lecteur au quai du livre

Il n’y a pas beaucoup de monde au quai du livre. Alors que, les tentes de spectacles de musique font le plein. Le quai des livres s’étend sur près de cent mètres. Les 28 stands où les ouvrages sont exposés ne voient que quelques curieux. Au passage, ils feuilletent un ouvrage, une bande dessinée ou regardent une carte postale.

Pourtant, les livres exposés abordent des sujets variés. Cela va de la mythologie bretonne à l’art culinaire, en passant par l’ésotérisme, la poésie et autres romans qui traitent de l’amour. Un stand pratique des réductions de 50 %. Malgré cela, on achète peu de livres. Au passage, des musiciens s’installent et chantent devant un public d’une dizaine de personne. Ailleurs se sont des centaines de personnes qui se ruent pour des spectacles.

Devant les stands des dessinateurs, les jeunes sont plus intéressés. Ils y conduisent leurs parents et ceux qui les accompagnent. C’est soit pour acheter une BD, soit pour avoir une dédicace des dessinateurs présents sur place. Avec talent, ceux-ci dessinent pour chacun un personnage en quelques coups de pinceaux.

Sur ce quai, les maisons d’éditions font leur promotion. « Offrez une vie à vos écrits », peut-on lire au stand des Editions Bleu et Mer. Ces maisons expliquent leur travail, les avantages et garanties qu’elles offrent aux écrivains, etc. Elles présentent les œuvres déjà réalisées en expliquant le succès de certains d’entre elles.

Il n’y a pas que des ouvrages sur le quai des livres. Des CD y sont aussi exposés. Ils attirent davantage de public.

Lorsqu’il pleut, la tâche se complique davantage. Les livres ne font pas bon ménage avec l’eau. Et il n’est pas aisé de déplacer les piles de bouquins. Alors les exposants sortent des sacs en plastique pour les protéger et les mettre à l’abri de la pluie.

Jacques MATAND, République Démocratique du Congo

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Hommage à Xavier Grall

Plus de vingt-cinq ans après sa disparition, le travail de Xavier Grall est présenté pour la première fois au 38e festival interceltique ce vendredi 8 août au Grand théâtre de Lorient. Xavier Grall est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages de poésie et de romans, ainsi que de chroniques de presse. Ce poète breton est méconnu en Bretagne. Le spectacle présentera ses œuvres sur une musique de Frédérique Lory et une mise en scène de Jean-Michel Fournereau. Selon Frédérique Lory, « les textes de cet auteur méritent d’être présentés. Ils parlent de l’homme, de la foi et de la nature. Ses textes ont du rythme, il a une écriture lyrique avec une gamme variée dans sa façon de dire et un cœur qui chante ».
Il aura fallu attendre près d’un quart de siècle pour qu’un hommage soit rendu à ce fils de la Bretagne par le Festival interceltique de Lorient. Xavier Grall, quoiqu’il ne soit plus de cette terre, peut revivre à travers ses œuvres et être connu des générations futures à travers la pérénisation de la culture celte.

Jacques MATAND, République Démocratique du Congo

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