Articles Tagués Lorient

Tous les bienvenus au Festival interceltique de Lorient

Touristes, commerçants, artistes invités, ils sont plus de 700 000 en moyenne tous les ans à se côtoyer dans les rues de Lorient dans une ambiance des plus festives. Cette affluence inhabituelle constitue une tribune pour des artistes pas toujours connus qui trouvent là une occasion d’exposer leur talent aux yeux des participants du festival de tous âges, et de plusieurs pays différents.

Parmi ces festivaliers un peu particuliers que l’on croise dans les rues bondées de Lorient, il y a un « homme-robot », couvert de peinture grise, effectuant des mouvements lents et laissant entendre un bruit strident, semblable à un frottement de métal rouillé à chaque fois qu’il entend le son d’une pièce de monnaie dans son chapeau.

Le vendeur de ballons gonflables fait lui aussi de bonnes affaires. Ses très jeunes clients semblent apprécier toutes les formes qu’il réalise en réunissant plusieurs ballons de couleurs différentes. Un chien vert et jaune pour un de ses clients qui s’en va en courant le montrer à ses parents et un palmier au tronc bleu et aux palmes vertes pour un autre qui, tout fier de sa nouvelle acquisition disparaît dans la foule en sautillant.

Un peintre brossant un portrait du "Che" les yeux bandés

Un peintre brossant un portrait du "Che" les yeux bandés

Si certains monnaient leurs « services », d’autres se contentent des applaudissements de l’assistance. C’est le cas ce peintre qui brosse un portrait du « Che » les yeux bandés.

Cédric Kalonji, Rép. démocratique du Congo

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Cuisine, musique et ring de boxe

“Concours Kitchen Music Lancelot, accès libre”. Le programme ne donne pas plus d’informations. Kitchen Music ? Il s’agit sûrement de musiques exécutées avec des instruments de cuisine !
Au centre de l’espace Bretagne, où se tient le concours, un ring. Mazette ! J’avais oublié le côté “Lancelot”. Il s’agirait donc de joutes… Encore mieux que ce à quoi je pensais : des combats à coups de passoire, de spatules en bois ou des lancers de poêles à frire.
Juchée sur un banc de fortune, je trépigne et lorsque les deux animateurs font leur entrée, j’applaudis à tout rompre. La présentation du concours est succinte : le jury, c’est le public. Et sans plus tarder, les présentateurs introduisent le premier concurrent. L’homme fait son entrée, escorté par les déhanchements des pipe girls (prononcez païpe) et les vivas de la foule. Les yeux comme des soucoupes, je remarque son kilt et sa cornemuse. Eh non ! Ni combat, ni lancers de cuillers, il s’agit d’un banal concours de musique.

Victoria Grant. L'écossaise, était la seule concurrente du concours

L'espace Bretagne a refusé du monde

Robert Watt, troisième du concours

Banal ? Pas tant que ça ! Chacun des dix candidats a ses astcuces pour “amadouer” les juges. Ian Robertson procède à un lancer de carambars, Cédric Le Bozec de cacahouètes… Les uns à la suite des autres, avec dextérité, les concurrents exécutent des airs enlevés qui nous font battre la mesure, chanter ou danser. Pour la plupart habitués du FIL, ils viennent du monde entier. De Bretagne bien sûr, mais aussi d’Irlande, d’Ecosse, du Pays de Galles et même d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

Mathew Supranowicz, le jeune concurrent australien

Fin du concours, le jury rend son verdict. Le gagnant est Andrew Carlisle, d’Irlande. Dommage, dommage ! Ce n’était pas mon candidat, mais j’applaudis quand même. Le jeune Supranowicz a tout le temps de devenir champion.

Le public se disperse et je rentre vers la salle de rédaction. C’est vrai, le Kitchen Music Lancelot n’était pas ce à quoi je m’attendais. Mais, au fond, c’est mieux qu’assister à des pugilats, non ?

Ps : Lancelot est une brasserie bretonne. Décidément, j’avais tout faux !

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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Après une semaine gourmande, un peu de sport

Après des repas copieux, place au sport

Après des repas copieux, place au sport

Il faut être honnête. Le Festival interceltique de Lorient, ne se résume pas à des spectacles de danses bretonnes ni à des défilés. Le festival, ce sont également dix jours gourmands. Les festivaliers auront eu l’occasion de profiter de repas copieux proposés par les pavillons du Pays de Galle, de la Galice ou encore de la Bretagne. Et, n’oublions pas les quelques verres de bière et de cidre. Pourquoi ne pas faire une petite course sur dix miles (16,09 km) pour retrouver sa ligne ? Une course à pied accessible aux amateurs et amatrices. Les adeptes de ce sport pourront s’inscrire pour 8 € jusqu’à dimanche matin. Le départ sera donné au Palais des Congrès à 9 h 30. Pour ceux qui auraient peur de se sentir un peu seuls, qu’ils soient rassurés : Hubert Le Palabe, chargé de l’organisation de la course, attend pour le moment 500 participants.

Navina KADEN, Allemagne.

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3 questions à Noël Couëdel, président du FIL

Il est 10 h 05 lorsque Noël Couëdel nous reçoit. Cheveux poivre et sel, sourire franc et regard vif. Le tout nouveau président du Festival interceltique de Lorient s’excuse d’avance : il ne pourra nous accorder qu’une heure, pris par d’autres engagements. Qu’à cela ne tienne ! Nous entrerons donc tout de suite dans le vif du sujet. Accompagné de Bernard Le Meur, vice président du festival et Claude Lasbleiz, chargé des relations avec les VIP, Noël Couëdel se prête de bon coeur au jeu des questions et réponses.

Comment s’est fait le choix des artistes et groupes présents au festival ?

Dans la programmation on cherche à allier tradition et modernité. En fait, il n’y a pas de star. C’est plutôt l’inverse : le festival crée ses propres vedettes. Le choix des artistes prend beaucoup de temps. C’est Lisardo Lombardia, le directeur du Festival interceltique, qui fait ce travail. Ce n’est pas facile. Parfois il faut suivre les artistes pendant des mois, se déplacer pour assister à leurs concerts.

Quel est le budget du festival ?

Notre budget est de 4,5 million d’euros. Nous sommes financés de trois manières : les subventions publiques, les partenaires privés (plus de 200) et nos propres recettes, provenant d’environ 140 000 d’entrées payantes, sur 600 000 festivaliers. Mais le Festival doit faire face à une très forte diminution des subventions du ministère de la Culture.

Comment se présente cette 38e édition ?

On attend autant de visiteurs que l’année précédente, dont un tiers nous est apporté par les médias qui parlent de nous. Cette année s’annonce comme un succès. Ceci dit, il faut rester humble.
A chaque fois c’est un nouveau défi pour le plus grand festival celtique au monde. Cette année, le pays de Galles est à l’honneur. Lorsqu’on parle du Pays de Galles, on pense généralement aux chœurs gallois, mais la culture galloise, ce n’est pas que cela. Le Festival s’élargit aussi à la danse bien sûr mais aussi à l’art contemporain, aux activités sportives, aux expositions littéraires et artisanales…

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