Claude Lasbleiz, en breton « tueur de loups », est un des nombreux bénévoles au Festival interceltique de Lorient. Cet ancien journaliste prend en charge ses confrères et s’occupe du bien-être des VIP. Au sujet des
VIP il se permettra une petite blague « les very important people, les VIP, les vieilles pies ». Tout au long de ses propos, Claude Lasbleiz est très passionné. Son emploi du temps est bien chargé, mais il ne s’en plaint pas, « Moi j’adore avoir durant dix jours pleins de petits détails à régler, ne serait-ce qu’indiquer le chemin à un festivalier ». Au quatrième jour de ce festival, Claude Lasbleiz a le sourire au lèvre, car les échos qu’il a entendu sont très positifs : « Le Ministre des finances du Pays de Galle a été très emballé. Malheureusement il n’aura que pu rester trois jours, mais pour lui le festival, ce sont également des retrouvailles ». Lors de l’entretien, il soulignera non seulement la nécessité de personnalités importantes, mais aussi celle des journalistes. « Ils sont primordial les journalistes sur le site du festival. Nous avions par exemple un journaliste canadien sur le site. Le fait qu’un jeune canadien gagne le concours de Pibroc’h, ça sera relaté par ce journaliste. Pour le festival c’est, absolument génial», dit-il avec plein d’enthousiasme. A coté de la gestion des relations presse et VIP, la mission de Claude Lasbleiz est la même que pour la plupart des bénévoles. « Il faut garder en bonne santé cet enfant qui est devenu adulte ». Est-ce que la mission est réussie au bout de quatre jours ? On dirait que oui. « En dépit du mauvais temps des premiers jours, on remarque une forte affluence, les gens se plaisent ici et, à mon avis, c’est une très bonne édition ». A ce sujet, il se souvient du défilé de la Grande Parade il y a quelques années. « Cette année là il pleuvait des chiens et des chats, comme dirait un écossais et la parade n’a pas été annulée. En revanche, ça a rapproché les gens. La parade défilait et le public applaudissait les différents groupes. Lorsque les bagadous ne jouaient pas, ce sont eux qui ont applaudi le public », raconte-t-il les yeux remplis de larmes. Mais ce n’est pas seulement cette anecdote qui émeut Claude Lasbleiz. Le festival, pour lui, c’est une famille qui l’accompagne depuis 38 ans.
Navina KADEN, Allemagne.

