Articles Taggés Musique

Les vingt ans de Soldat Louis

Ambiance électrique ce vendredi 8 août à l’Espace Marine : Soldat Louis, ce groupe de Rock celtique fête ses vingt ans aux sons des guitares. C’est un mélange de distorsions où s’intégre fort bien la cornemuse qui a tenu plus de quatre milles personnes en liesse.
Peu de places assises, la foule est restée debout durant tout le concert, batant des mains, chantant avec les musiciens. Ovations et cris dans la salle, briquets allumés, spectateurs portés sur les épaules, le drapeau breton devant la scène a flotté durant tout le concert : le public était frénétique.

Le concert a duré près de trois heures, un record pour les spectacles produits dans cet Espace. Le bagad de Lann-Bihoué était de la partie. Il a joué avec Soldat Louis la chanson d’Alan Souchon : « Dans le bagad de Lann-Bihoué ».

Jacques MATAND’, République Démocratique du Congo

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Souvenirs, souvenirs. Je vous retrouve dans mon coeur…

Les visiteurs du festival peuvent emporter plusieurs souvenirs celtiques pour les intimes et leurs amis. Des stands qui sont le long du quai leur offrent de multiples choix.

Les santons de Gilles Parisot

Le petit Jésus dans son petit lit

Le petit Jésus dans son petit lit

Les santons bien décorés, « made in Breizh », des petits statues que l’on utilise pour la crèche de Noël, sont beaucoup vendus au stand des créations Gilles Parisot : le petit Jésus dans son petit lit, les hommes et les femmes portant les costumes bretons et les petits animaux, l’âne, le bœuf, les moutons, etc. Chaque santon coûte de 11 € à 95 €. Pour être au festival, Denise Parisot et son fils Gilles, doivent se préparer pendant trois mois. « Création Gilles Parisot fonctionne depuis vingt ans. L’entreprise est situé au village de Kergaouën à Scaër. Mon fils a sculpté ces santons avec pour seuls outils ses mains et un ébauchoir. Le modèle est fabriqué à partir d’un moule », fait savoir Denise Parisot.

Les carillons celtiques

Ces cloches protègent la maisons des mauvais esprits.

Ces cloches protègent la maisons des mauvais esprits.

Près du stand des santons de Gilles Parisot, de nombreuses cloches sont proposées aux visiteurs. « Le son de la clochette protège la maison des mauvais esprits, fantômes ainsi que des mauvaises pensées et des malédictions », dit M. Poceviciute, responsable du stand Mobiles celtiques. « Nous sommes le premier atelier qui fabrique ces cloches en France » ,ajoute-il avec fierté. Ces cloches sont plus fréquentes dans les pays asiatiques. En France, M. Poceviciute s’est inspiré de l’art nordique. Ces cloches ont un grand succès en Bretagne, en Normandie et à Paris. « Cette année, nous avons emporté au festival environ milles cloches. Pourtant la vente est moins bonne que l’année dernière à cause de la pluie », dit Poceviciute qui explique clairement aux visiteurs le sens des morceaux de céramique en forme de soleil, de lune et de Terre accrochés aux fils des cloches.

Les disques celtiques

Au stand de la musique celtique.

Au stand de la musique celtique.

Si vous ratez un des concerts au festival, vous pouvez l’écouter ou le regarder en achetant les disques et les DVD au stand « Musique celtique ». Ici, environ trois cents titres proposés. « Nous avons emporté au festival plus de six milles disques. Tous sont bien vendus. Chaque disque coûte de 15 € à 22 € », dit Discaer Records, spécialiste de la musique celtique, « les disques de Lorenna McKennitt sont beaucoup appréciés ».

Les souvenirs du festival

A la boutique du festival interceltique

A la boutique du festival interceltique

A la boutique du festival interceltique, les casquettes, les tee-shirts (cinq modèles), les sacs, les sweats avec le “dragon rouge”, symbole des pays de Galles, coûtent de 10 € à 15 €. « Ce matin, nous avons vendu environ soixante-quinze produits aux visiteurs », fait savoir la vendeuse. Et on n’oublie pas les timbres commémoratifs du festival.

Gâteau breton

Au stand des gâteaux bretons

Au stand des gâteaux bretons

Les visiteurs au festival peuvent aussi emporter de très bons gâteaux bretons qui coûtent de 2 € à 7 €. Plusieurs sortes sont proposées au goût des consommateurs.

La Bretagne est encore connue comme une région propice aux métiers artisanaux et aux échanges commerciaux avec des pays étrangers. Au village solidaire du festival, les visiteurs peuvent trouver, par exemple des stands de bijouteries qui viennent de l’Inde ou du Niger.

Les souvenirs au village solidaire

Les souvenirs au village solidaire

Thu Hà TRAN, Vietnam

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Eric Marchand et les Balkaniks

Erik Marchand et les Balkaniks
Eric Marchand et les Balkaniks

Dommage pour ceux qui ont manqué l’événement, il ne leur reste plus qu’à se mordre les doigts ! Seul au milieu de cette grande scène, entouré de ses musiciens, il en imposait. Eric Marchand et les Balkaniks ont emporté leur auditoire dans un voyage musical des côtes bretonnes aux confins des Balkans. Son feutre noir vissé sur la tête, un petit sourire perpétuel sous la moustache grise, le grand seigneur a revisité les styles et les genres dans des mélanges surprenants de justesse. Des cuivres tonitruants, des violons plaintifs, un accordéon de belle taille qui se déployait au gré des harmonies, une violoncelliste virevoltante et des guitares tziganes. Ah ces guitares tziganes ! Toucher aérien, toucher magique. Un orchestre de virtuose, aux regards farouches, pour accompagner un dieu de la musique, bienveillant. Les spectateurs ont eu du mal à rester assis. Le concert d’Eric Marchand se résume en un mot : fabuleux.

Visitez le site d’Eric Marchand

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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Paddy Moloney et les Chieftains font vibrer l’espace Marine

Guichets fermés ce jeudi 7 août à l’Espace Marine au concert du groupe irlandais Chieftains, conduit par le

Paddy Moloney sur la scène de l'espace Marine

Paddy Moloney sur la scène de l'espace Marine

grand Paddy Moloney. Petite taille certes, mais immense musicien. Comme le dit un proverbe africain « la force et l’énergie se concentre en un petit corps ».

Seul douze journalistes ont obtenu droit d’être en salle. Dehors, beaucoup d’autres personnes sont privées d’accès. Des discussions éclatent avec les bénévoles à la barrière de l’entrée. Difficile de se faire comprendre auprès d’une dizaine de personnes qui entendent au loin des applaudissements qui proviennent de la salle.

La salle est pleine comme un œuf. Près de quatre milles personnes. « Les Chieftains sont connus et attendus », affirme un monsieur d’une soixantaine d’années.
Chansons et morceaux de musique se succèdent pendant plus de deux heures dans une ambiance quasi-religieuse, seulement rompue à la fin de chaque morceau par un tonnerre d’applaudissements et des ovations.

Des têtes bougent de gauche à droite, des mains claquent au rythme de la musique. Sur le plancher, les pieds battent la mesure. Des danseurs irlandais sur la scène font des claquettes avec virtuosité.

Le public communie avec les artistes qui improvisent. Alyth, l’une des chanteuses des Chieftains, est accompagnée dans la chanson « ce n’est qu’un au revoir ». Les langues ne font pas la différence. Elle chante en gaélique. Dans la salle, certains l’accompagnent dans cette langue, d’autres en français. Au tour des instrumentistes, Paddy Moloney au tin-whistle et au uillean-pipe, les joueurs de bodhran, de l’harpe, du violon, à tour de rôle, chacun exécute son morceau, le public reconnait chaque changement de tempo, et bat la mesure ou applaudit.

A l’intermède, des gens se dirigent vers Alyth qui vend ses CD et donne des autographes. A la fin du spectacle, surprise ! Les Chieftains sont accompagnés par le bagad d’Auray. Des dizaines de personnes se lèvent et dansent dans les allées. La soirée tend à sa fin. Le public a droit à une ronde offerte par les danseurs d’Auray. Le public danse devant la scène. Après le dernier morceau annoncé par Paddy Moloney, la salle continue de le réclamer sous une pluie sans fin d’applaudissements. Les Chieftains reviennent et saluent. Le concert prend fin.
« Ce n’est qu’un au revoir ».

Jacques MATAND’, République Démocratique du Congo

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Cuisine, musique et ring de boxe

“Concours Kitchen Music Lancelot, accès libre”. Le programme ne donne pas plus d’informations. Kitchen Music ? Il s’agit sûrement de musiques exécutées avec des instruments de cuisine !
Au centre de l’espace Bretagne, où se tient le concours, un ring. Mazette ! J’avais oublié le côté “Lancelot”. Il s’agirait donc de joutes… Encore mieux que ce à quoi je pensais : des combats à coups de passoire, de spatules en bois ou des lancers de poêles à frire.
Juchée sur un banc de fortune, je trépigne et lorsque les deux animateurs font leur entrée, j’applaudis à tout rompre. La présentation du concours est succinte : le jury, c’est le public. Et sans plus tarder, les présentateurs introduisent le premier concurrent. L’homme fait son entrée, escorté par les déhanchements des pipe girls (prononcez païpe) et les vivas de la foule. Les yeux comme des soucoupes, je remarque son kilt et sa cornemuse. Eh non ! Ni combat, ni lancers de cuillers, il s’agit d’un banal concours de musique.

Victoria Grant. L'écossaise, était la seule concurrente du concours

L'espace Bretagne a refusé du monde

Robert Watt, troisième du concours

Banal ? Pas tant que ça ! Chacun des dix candidats a ses astcuces pour “amadouer” les juges. Ian Robertson procède à un lancer de carambars, Cédric Le Bozec de cacahouètes… Les uns à la suite des autres, avec dextérité, les concurrents exécutent des airs enlevés qui nous font battre la mesure, chanter ou danser. Pour la plupart habitués du FIL, ils viennent du monde entier. De Bretagne bien sûr, mais aussi d’Irlande, d’Ecosse, du Pays de Galles et même d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

Mathew Supranowicz, le jeune concurrent australien

Fin du concours, le jury rend son verdict. Le gagnant est Andrew Carlisle, d’Irlande. Dommage, dommage ! Ce n’était pas mon candidat, mais j’applaudis quand même. Le jeune Supranowicz a tout le temps de devenir champion.

Le public se disperse et je rentre vers la salle de rédaction. C’est vrai, le Kitchen Music Lancelot n’était pas ce à quoi je m’attendais. Mais, au fond, c’est mieux qu’assister à des pugilats, non ?

Ps : Lancelot est une brasserie bretonne. Décidément, j’avais tout faux !

Malika GROGA BADA, Côte d’Ivoire

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Entrer dans la ronde !

Jacques le Congolais a dansé breton
Bspace Bretagne, danse bretonne

Espace Bretagne, danse bretonne

Au quatrième jour du 38e festival interceltique, l’espace Bretagne a vibré au rythme de sa musique.
Sur le podium, le groupe Arvest se produit. Quatre personnes sur scène pour un bonheur débordant. Des centaines de personnes sur la piste de danse pour faire des rondes de Loudéac, des gavottes, des cercles circassiens et tant d’autres. Je ne tiens plus sur mes jambes. J’observe ceux qui dansent et compte leurs pas en fonction de la musique. Au Congo dans la danse, le comptage n’existe pas, ce sont les mouvements qui importent. Et lorsqu’on danse, l’idéal est de danser comme les artistes dans leurs clips. Sur la piste, je crois être confondu aux autres danseurs, parce que dans une certaine mesure nous lançons les même pas.
Je croise des regards. Certains sont stupéfaits, d’autres restent discrets. On y va pour la ronde et la gavotte. Une dame ne se retient pas et demande : « Vous avez appris à danser où ? Vous avez suivi des cours de danse ? ». Je lui dis que mes premières leçons de danse bretonne n’ont qu’une dizaine de minutes. Elle continue, « Mais les Noirs ont le rythme dans le sang. Si tu veux apprendre, viens demain salle Carnot, il y a des cours de danse. ».
J’accepte le rendez-vous, par curiosité et pour la découverte.
Que dirait ma mère si elle apprenait que je fréquentais une école de danse ?
Dans mon pays, pas moins d’une dizaine de danses voient le jour chaque année. Et je les connais toutes, sans avoir suivi des cours.

Et voilà Jacques Matand au pays des Celtes ! Et là, il faut danser comme eux.
Les uns m’accordent leur attention, me parlent et cherchent à savoir d’où je viens. Les autres m’encouragent lorsque je m’arrête sur la piste pendant que les pas changent.

C’est là que j’ai senti la couleur de ma peau. Elle est noire. Elle se distingue sur cette piste pleine des peaux blanches. Nous sommes différents. Mais nous dansons les mêmes danses.

Jacques MATAND, RD Congo

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Master de gaïta en un jour !

Apprendre la gaïta

Joueur de gaïta

Joueur de gaïta

Ouverture ce mardi 5 août au palais des congrès du master class de gaïta, la cornemuse de la Galice et des Asturies. Est-ce un master, comme dans le système universitaire ? Pas du tout. Du moins en une journée, l’on peut être informé sur la gaïta, son évolution historique et apprendre comment se jouer de cette cornemuse. Une centaine d’étudiant assiste au cours.

La gaïta au peigne fin.

Sur le podium, deux formateurs galiciens commencent par présenter l’instrument. Alberto, l’un d’entre eux, présente les éléments qui composent la gaïta. Celle-ci comprend une poche que l’on remplit d’air et place sous l’aisselle, le bourdon, le chalumeau et le levriad.
L’instrument peut être accordé dans la gamme de Do (pour les aigus), soit en Ré (pour les médium) ou en Si (pour les graves).
L’on peut aussi changer de gamme en rajoutant des pièces qui, selon leur longueur, changent de note.
Traditionnellement, cette cornemuse est fabriquée en roseau. Actuellement, certaines gaïtas sont fabriquées en matière synthétique.
Cet instrument est utilisé en Espagne et au Portugal. Selon, les pays ou les régions, la gaïta présente des adaptations rythmiques propres. Après la théorie, place à la pratique. Les formateurs exécutent des airs de Galice devant un public attentif.

Jacques MATAND, RD Congo

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L’ambiance off, il faut être in !

Dès l’après-midi, les rues lorientaises s’animent. Les bars et cafés ouvrent leurs terrasses aux musiciens de Bretagne et d’ailleurs.

Les passants curieux et attirés par des airs rythmés ou des musiques entraînantes s’arrêtent devant les scènes de ces groupes amateurs et peu connus. Ils applaudissent et tapent des pieds en s’accordant aux notes jouées et aux chansons interprétées. Les consommateurs assis, sirotent leurs boissons en dodelinant de la tête.

Les musiques sont variées autant que les nationalités de ceux qui les jouent. Cela va du rap au rock celtes.

Une concurrence s’installe parfois spontanément entre les groupes qui se produisent sur des scènes mitoyennes. Ce n’est pas toujours facile quand les uns raflent plus d’attention que les autres. Comme la déception qui se lisait sur les visages de ces quinquagénaires jouant du rock celte face à une place désertée par un public attroupé autour de la scène des Anach Cuan. Anach Cuan est un groupe de jeunes Suisses venus participer pour la troisième fois au Festival interceltique. « C’est génial, l’ambiance est formidable !» dit un jeune musicien du groupe pour expliquer leur présence à Lorient.

Beaucoup de petits groupes comme Anach Cuan se produisent en off dans les bars et cafés. Ils divertissent les gens mais espèrent aussi se faire remarquer par des producteurs intéressés.

Feriel Oumsalem, Algérie

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Festival de pourboires

Le premier samedi du festival… Des centaines de personnes traversent les rues, chantent, boivent, s’embrassent. Malgré l’affluence, la nuit au Cohiba Café n’a pas encore commencé. Une grande partie des tables sont vides. Seulement une vingtaine de clients qui bavardent. Dans le bar voisin, les festivaliers chantent « Santiago ». Les clients du Cohiba Café les accompagnent tranquillement.
Bientôt, l’ambiance va changer. Parce que pendant le Festival Interceltique, la vie explose dès que la musique commence. Les musiciens entrent en scène à 23 h 30. Cheveux longs, air rebelle, pantalons en cuir : ils ressemblent à un groupe des années 80. Ils s’appelent « Entre terre et mer » et ne s’affichent pas encore au Top 10. Mais parmi eux, un sonneur de cornemuse : dès ses premières notes, la foule se rassemble devant le Cohiba Café et les tables se remplissent !
En fait, le Cohiba Café est l’un des nombreux bars qui profitent du Festival Interceltique de Lorient. Cette année, environ 700 000 personnes vont visiter la ville du 1er au 10 août . Selon les officiels du festival, les bars et les restaurants feront trois mois de recettes en dix jours. Les témoignages des serveurs confirment cette estimation. Une serveuse explique que le festival est la période la plus occupée de l’année. « Mais je ne me plains pas », dit-elle en souriant, « plus de monde signifie plus de pourboire. Pendant le festival je gagne beaucoup beaucoup plus qu’avant ».
Vers 2 h du matin, le concert est fini. Mais les gens ne partent pas. Il pleut mais les jeunes, les adultes, mêmes les familles sont là et continuent à s’amuser. Tous les bars du centre-ville sont encore très animés.

Pinar Ersoy, Turquie

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