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Souvenirs, souvenirs. Je vous retrouve dans mon coeur…

Les visiteurs du festival peuvent emporter plusieurs souvenirs celtiques pour les intimes et leurs amis. Des stands qui sont le long du quai leur offrent de multiples choix.

Les santons de Gilles Parisot

Le petit Jésus dans son petit lit

Le petit Jésus dans son petit lit

Les santons bien décorés, « made in Breizh », des petits statues que l’on utilise pour la crèche de Noël, sont beaucoup vendus au stand des créations Gilles Parisot : le petit Jésus dans son petit lit, les hommes et les femmes portant les costumes bretons et les petits animaux, l’âne, le bœuf, les moutons, etc. Chaque santon coûte de 11 € à 95 €. Pour être au festival, Denise Parisot et son fils Gilles, doivent se préparer pendant trois mois. « Création Gilles Parisot fonctionne depuis vingt ans. L’entreprise est situé au village de Kergaouën à Scaër. Mon fils a sculpté ces santons avec pour seuls outils ses mains et un ébauchoir. Le modèle est fabriqué à partir d’un moule », fait savoir Denise Parisot.

Les carillons celtiques

Ces cloches protègent la maisons des mauvais esprits.

Ces cloches protègent la maisons des mauvais esprits.

Près du stand des santons de Gilles Parisot, de nombreuses cloches sont proposées aux visiteurs. « Le son de la clochette protège la maison des mauvais esprits, fantômes ainsi que des mauvaises pensées et des malédictions », dit M. Poceviciute, responsable du stand Mobiles celtiques. « Nous sommes le premier atelier qui fabrique ces cloches en France » ,ajoute-il avec fierté. Ces cloches sont plus fréquentes dans les pays asiatiques. En France, M. Poceviciute s’est inspiré de l’art nordique. Ces cloches ont un grand succès en Bretagne, en Normandie et à Paris. « Cette année, nous avons emporté au festival environ milles cloches. Pourtant la vente est moins bonne que l’année dernière à cause de la pluie », dit Poceviciute qui explique clairement aux visiteurs le sens des morceaux de céramique en forme de soleil, de lune et de Terre accrochés aux fils des cloches.

Les disques celtiques

Au stand de la musique celtique.

Au stand de la musique celtique.

Si vous ratez un des concerts au festival, vous pouvez l’écouter ou le regarder en achetant les disques et les DVD au stand « Musique celtique ». Ici, environ trois cents titres proposés. « Nous avons emporté au festival plus de six milles disques. Tous sont bien vendus. Chaque disque coûte de 15 € à 22 € », dit Discaer Records, spécialiste de la musique celtique, « les disques de Lorenna McKennitt sont beaucoup appréciés ».

Les souvenirs du festival

A la boutique du festival interceltique

A la boutique du festival interceltique

A la boutique du festival interceltique, les casquettes, les tee-shirts (cinq modèles), les sacs, les sweats avec le “dragon rouge”, symbole des pays de Galles, coûtent de 10 € à 15 €. « Ce matin, nous avons vendu environ soixante-quinze produits aux visiteurs », fait savoir la vendeuse. Et on n’oublie pas les timbres commémoratifs du festival.

Gâteau breton

Au stand des gâteaux bretons

Au stand des gâteaux bretons

Les visiteurs au festival peuvent aussi emporter de très bons gâteaux bretons qui coûtent de 2 € à 7 €. Plusieurs sortes sont proposées au goût des consommateurs.

La Bretagne est encore connue comme une région propice aux métiers artisanaux et aux échanges commerciaux avec des pays étrangers. Au village solidaire du festival, les visiteurs peuvent trouver, par exemple des stands de bijouteries qui viennent de l’Inde ou du Niger.

Les souvenirs au village solidaire

Les souvenirs au village solidaire

Thu Hà TRAN, Vietnam

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Antwn Owen Hicks, chef de la délégation du Pays de Galles

Chef de la délégation galloise et musicien, Antwn Owen Hicks partage ses impressions sur son pays et sa visite à Lorient. Sa nation est à l’honneur de la cette 38e édition du festival interceltique.

Antwn Owen Hicks, chef de la délégation galloise.

Antwn Owen Hicks, chef de la délégation galloise, travaille à renforcer la culture galloise

Il a beaucoup plu cette semaine. Il pleut aussi chez vous ?

[Rires]. Bien sûr. Un vieux m’a dit hier : « On a emmené la pluie car on adore cette température ! »

Vous êtes invités d’honneur cette année. Quel message avez-vous emmené à Lorient ?

Tente du Pays de Galles.

Le plus gros pavillon du festival, celui du Pays de Galles.

Nous voulions avant tout montrer nos artistes, musiciens et peintres à un public international. C’est une expérience que plusieurs n’ont pas encore vécue.

Lorient est également un tremplin pour les musiciens. Nous voulons offrir cette opportunité à nos talents.

Finalement, nous voulons faire découvrir le Pays de Galles aux étrangers. Le tourisme est important pour notre économie et nous espérons l’encourager ici-même.

Et le rugby, il est totalement absent de votre pavillon. Pourquoi ?

Nous privilégions nos artistes jeunes et contemporains dans l’espoir également de changer l’image de notre nation. Ça va de même pour nos célèbres choeurs masculins. Ils sont importants, mais nous voulons mettre nos jeunes en avant.

L'orchestre folklorique du Pays de Galles.

L'orchestre folklorique du Pays de Galles, une récente création

Comme ceux de l’orchestre folklorique ?

C’est l’exemple parfait. Vous savez, l’orchestre est tout nouveau et composé d’amateurs. C’est incroyable de voir qu’une telle formation se soit constituée et joue maintenant devant une salle complète à Lorient !

Une révolution culturelle semble avoir lieu au Pays de Galles. Décrivez-nous ce renouveau.

On la qualifie de renaissance, ou « Dadeni ». Depuis 20 ans, le Pays de Galles se réveille. Nous avons un parlement indépendant. 40% des jeunes parlent le gallois contre 20% chez les adultes.

Nous avons été longtemps une nation conquise, assujettie, où les Gallois eux même censuraient leur langue. Ma propre grand-mère refusait d’enseigner sa propre langue maternelle à ses enfants : « Ça vous mènera nul part » répétait-elle.

Qu’est-ce qui a déclenché la renaissance galloise ?

Plusieurs facteurs. Je crois que la mise en place du parlement écossais a déclenché un sentiment qui commençait à se faire sentir. C’est n’est pas un sentiment de compétition envers les Anglais, mais plutôt celui de la prise de conscience de notre identité culturelle.

Qu’est-ce qui démarque les Gallois des autres celtes ?

En fait, nous sommes tout simplement très celtes ! Il y a une certaine passion palpable chez nous. Elle a même un nom : « hwyl ».

Où pouvons-nous voir la passion galloise, le « hwyl » ?

Allez à Cardiff, au stade Millenium, assister à un match de rugby. Alors que 75 000 spectateurs chantent l’hymne, regardez les joueurs pleurer d’émotion et dites-vous : ça c’est le sommet du « hwyl ». [Rires.]

Kim Gjerstad, Canada

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