Un drapeau breton recouvre encore la statue de Polig Monjarret. Autour d’elle, se presse une foule nombreuse de Bretons et de sonneurs de cornemuses et de bombardes. Dimanche 3 août, sur la place de Lorient qui porte son nom, ses trois filles ont dévoilé la statue du père spirituel du Festival interceltique.
Assis sur un banc, le musicien accueillira tout le monde, comme il le faisait durant sa vie. On peut s’asseoir près de lui, sur son banc, comme auprès d’un ami.
On ne peut pas parler du Festival interceltique sans parler de Polig Monjarret. Les Bretons lui sont redevables de son engagement exceptionnel, au service de la musique, plus généralement de la culture et de l’identité bretonne. Afin d’honorer la mémoire de cet homme, l’association des Amis de Polig Monjarret a fait réaliser une œuvre d’art à son image. Originale et ambitieuse, la statue créée par Bernard Polet est le reflet de cet artiste hors du commun.
C’est grâce à lui que de nombreuses fêtes traditionnelles de Bretagne existent encore. On ne peut pas rester indifférent à ce que Polig Monjarret s’inverstisait pour l’identité culturelle de Bretagne.
Né en 1920, il s’est consacré à la fin de la Seconde Guerre Mondiale à la création de Bodadeg ar Sonerion, pour regrouper les musiciens traditionnels, notamment les joueurs de biniou. Il a su convaincre les autorités politiques et administratives de l’époque, de financer la construction du conservatoire régional de musique bretonne, près de Lorient. Ainsi, des centaines d’associations, représentant plusieurs dizaines de milliers d’adhérents, continuent à vivre en Bretagne.
Ses goûts pour la fête l’ont poussé à participé au jumelage d’une centaine de villes bretonnes avec leurs cousines irlandaises. Des échanges avec les pays celtiques, la Bretagne a gagné une richesse et une force d’attraction que beaucoup de régions de France et d’Europe lui envient.
ZHANG Chi, Chine

