Le premier samedi du festival… Des centaines de personnes traversent les rues, chantent, boivent, s’embrassent. Malgré l’affluence, la nuit au Cohiba Café n’a pas encore commencé. Une grande partie des tables sont vides. Seulement une vingtaine de clients qui bavardent. Dans le bar voisin, les festivaliers chantent « Santiago ». Les clients du Cohiba Café les accompagnent tranquillement.
Bientôt, l’ambiance va changer. Parce que pendant le Festival Interceltique, la vie explose dès que la musique commence. Les musiciens entrent en scène à 23 h 30. Cheveux longs, air rebelle, pantalons en cuir : ils ressemblent à un groupe des années 80. Ils s’appelent « Entre terre et mer » et ne s’affichent pas encore au Top 10. Mais parmi eux, un sonneur de cornemuse : dès ses premières notes, la foule se rassemble devant le Cohiba Café et les tables se remplissent !
En fait, le Cohiba Café est l’un des nombreux bars qui profitent du Festival Interceltique de Lorient. Cette année, environ 700 000 personnes vont visiter la ville du 1er au 10 août . Selon les officiels du festival, les bars et les restaurants feront trois mois de recettes en dix jours. Les témoignages des serveurs confirment cette estimation. Une serveuse explique que le festival est la période la plus occupée de l’année. « Mais je ne me plains pas », dit-elle en souriant, « plus de monde signifie plus de pourboire. Pendant le festival je gagne beaucoup beaucoup plus qu’avant ».
Vers 2 h du matin, le concert est fini. Mais les gens ne partent pas. Il pleut mais les jeunes, les adultes, mêmes les familles sont là et continuent à s’amuser. Tous les bars du centre-ville sont encore très animés.
Pinar Ersoy, Turquie